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Titre original : The drive-in (1988) 186 pages

Pitch :

Imaginez le plus grand drive-in du Texas. Quatre mille automobiles parquées devant six écrans géants pour la nuit de l'Epouvante. Quel spectacle déjà ! Et soudain une monstrueuse comète rouge embrase le ciel et donne le signal. Somptueuse fiesta ou folie sanguinaire? Piégés dans le drive-in, les gens sont coupés du monde.
Et tandis que sur l'écran repasse pour la énième fois Massacre à la tronçonneuse, sur le terrain, l'aventure bat son plein. Le roi du pop-corn harangue les foules, un sourire sur ses deux visages. Au milieu des tortillas chips, des rockers punks dansent comme des enragés. Feu et soufre. Dans cet univers livré au hasard, héros de série 13, monstres en rut et motards en cuir se mesurent dans un méli-mélo digne du Grand-Guignol. C'est romantique, c'est dingue, c'est peut-être mortel !

Avis :

On a droit ici à une petite expérience sociologique : isoler des centaines de personnes dans une bulle extraterrestre en les faisant regarder en boucle les même quatre films d’horreurs.

Il ne faut pas beaucoup de temps avant que les scènes sanglantes ne se passent plus seulement à l’écran. Lorsque la nourriture va commencer à manquer, l’inhumanité et l’individualisme de chacun va vite prendre le pas sur leur côté civilisé. Cannibalisme, vampirisme ou encore « fervence religieuse » seront alors de rigueur dans le dôme de tous les dangers. Et ce n’est pas la prise du pouvoir par le Roi (autoproclamé) du pop corn, une créature née de la fusion de deux humains au contact d’un étrange éclair, qui va arranger la situation. Ce dernier, à l’aide de tous ses tatouages devenus vivants, va essayer de faire sa loi. On tombe alors dans une décadence teintée de despotisme. Franchement, on se fend la poire à lire ce gros délire sur papier. On est loin du premier degré même si on peut y lire en filigrane une critique au vitriol de la société. Ouais c’est vraiment bon de bout en bout. Sans jamais avoir une explication sur l’origine de la bulle, l’auteur va donner toutefois une issue à quelques survivants (auteurs d’un soulèvement pétaradant) qui vont se rendre compte que le monde qu’ils ont connu avant cette douloureuse expérience n’existe plus. Comme si une nouvelle aventure débutait au-delà du mot fin. 

 

Note : 15/20

 

 

Ber