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Paru en 2003, 520 pages

 

Avant propos :

J’ai déjà eu l’occasion de lire « L’âme du mal » avant la création de ce blog. Véritable coup de maître que cette histoire de tueur en série teintée d’ésotérisme. On est à cran tout au long du récit. Du pur thriller « à l’américaine ». Merci à Alex de m’avoir fait découvrir cet auteur français atypique.

 

Pitch :

Ils auraient dû se méfier. Respecter le couvre-feu instauré depuis le meurtre du jeune Tommy Harper, retrouvé
étranglé près de la voie ferrée. Reposer ce vieux grimoire poussiéreux tant qu'il était encore temps. Et surtout... ne pas en tourner les pages.À présent, Sean le rêveur et sa bande vont devoir affronter le Mal absolu : à Edgecombe,
petite ville tranquille de Nouvelle-Angleterre, les éléments se déchaînent, de nouveaux adolescents disparaissent et de mystérieux hommes au charisme effrayant font leur apparition... Et si ce livre maudit détenait la clé du plus effroyable mystère de l'humanité ?

Cet ouvrage a reçu le prix du roman fantastique du festival de Gérardmer.

 

Avis :

Pour son tout premier roman, Chattam s’est aventuré sur les illustres pas du grand Clive Barker via cette épopée dans les territoires de la magie. Le résultat est en demi-teintes. On est véritablement happé dès les prémices de l’aventure dans cet Edgecombe où une bande d’enfants se retrouvent confrontés à des forces occultes. Cette ville deviendra le lieu d’une terrible joute entre les sempiternelles forces du Bien et du Mal. On constatera néanmoins assez vite que l’auteur s’avère plus performant lorsqu’il effleure le genre du thriller par l’intermédiaire des agissements d’un tueur d’enfant qui sévit dans cette ville, devenue peu fréquentable pour l’occasion. J’en veux pour preuve la superbe scène de la traque par la police du félon dans l’usine désaffectée. A couper le souffle !

 

Le récit, quant à lui, va un peu s’enliser vers la commune mesure jusqu’à un final totalement balancé. L’ultime scène, prometteuse sur le papier, va se retrouver découpée (charcutée ?) à outrance, ce qui va déliter l’action et ce, sur un étonnant petit nombre de pages, au vu des 500 pages qui jalonnent le récit. Incompréhensible !

 

 

Note : 11,5/20

 

 

 

 

 

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