tenebris

 

2002, 596 pages

 

Pitch :

 

Des dizaines et dizaines de personnes ont disparu à New York dans des circonstances étranges. La moitié d’entre elles n’a pas été retrouvée. Julia, elle, l’a été. Elle est découverte vivante, scalpée dans un parc. Sa photo figure au milieu d’une soixantaine d’autres …
Jeune détective à Brooklyn, Annabel O’Donnel prend l’enquête en main, aidée par Joshua Brolin spécialiste des tueurs en série. Quel monstre se cache dans les rues enneigées de New York ? Et si Julia avait raison ? Si c’était le diable lui-même ?

 

Avis :

 

Me voilà extirpé du deuxième volet de la première trilogie de Maxime Chattam.

 

 

 

Comme lors du premier volume, j’en ressors assez épaté. Ici, on retrouve le héros de « L’âme du mal » qui a laissé tomber la police après l’affaire développée dans le premier bouquin. Devenu détective privé, il va s’immiscer dans une affaire d’association de plusieurs serial killers assez diaboliques dont un certain Caliban tirerait les ficelles. Le privé trouva l’ouverture grâce à son alliance avec une jeune détective plongée dans le bain de cette affaire depuis ses prémices. Ce nouveau personnage, torturé par la solitude, va tirer parti des talents hors norme de profiler de l’ex-flic qui, quant à lui, va s’abreuver d’infos non divulguées afin de retrouver une jeune fille disparue reliée à la sombre enquête des policiers. Car les victimes se comptent par dizaines et plus on avance dans le récit, plus les détails mis au grand jour deviennent scabreux : de la chair humaine envoyée par colis postal, un wagon abandonné rempli de squelettes humains. Telle une énorme critique de la société, le tueur se pose comme une sorte de victime de l’hyper consumérisme !

 

 

 

L’enquête, dans son épilogue, va s’enliser dans des eaux encore plus troubles. Tandis que la policière s’isole dans une enquête clandestine vu que le FBI a pris les rênes, notre privé s’enfonce dans les profondeurs de la ville, là où la lie de Big apple s’adonne aux commerces les plus vils. Dans cette « Cour des miracles » comme aime l’appeler la pègre, e privé  pénétrera un Enfer où il glanera de précieuses infos sur l’identité de Caliban.

 

 

 

Les dernières révélations tomberont dans une scène d’anthologie où Annabel sera obligée de subir les confessions de Caliban. Retournage de tripe garanti !!!!! Chattam n’a pas froid aux yeux et bousculent sans concession des tabous rebutants sur le papier.

 

 

 

Tout n’est quand même pas parfait (on ne nous épargne pas les énigmes à anagramme révélateur) mais le niveau atteint est au-delà de mes attentes lorsque j’ai commencé le bouquin.

 

 

 

Chattam s’affirme en digne héritier des meilleurs auteurs du genre.

 

 

Note : 16/20

 

 

 

 

 

 

 

 

Ber