mambo

 

Titre original : The two-bear mambo (1995) 372 pages

 

Pitch :

 

Chaud devant ! Tous les mômes du quartier peuvent de nouveau faire cuire des marrons sur les braises d'une maison calcinée. Une fois n'est pas coutume, Leonard, pour passer ses nerfs, a mis le feu à la crack house de ses charmants voisins dealers. Une coutume qui l'oblige à rendre un service au flic local pour qu'il ferme les yeux. Un petit service. Comme d'aller retrouver sa copine noire disparue dans un trou perdu du Texas dominé par le Klan : une sorte de travail d'intérêt général à l'américaine. Un passe-temps pour gars musclés sans peur ni reproches. Une récréation au royaume des exécutions sommaires et des petits Blancs de 120 kilos. Un paradis sur terre, une enclave hors du temps... Un rêve pour Leonard, aussi black qu'il est homo, aussi féroce qu'il est discret...

 

Avis :

 

 

 

Deuxième volet des aventures des deux indéfectibles héros de Lansdale. Ce Mambo des deux ours  se situe juste entre L’arbre à bouteille et Bad chili.

 

 

 

Pour l’instant, je pense être en face du plus faible tome de la série de Hap et Leonard. Pourtant beaucoup d’ingrédients sont présents pour que la qualité soit là : d’abord l’intrigue voit nos deux amis partir en plein safari dans un village qui vit encore au temps du Ku Klux Klan. Et ensuite, il y a toujours une terrible galerie de personnages atypiques. Il y a le shérif local bourru dont l’un des testicules atteint une taille astronomique et toute une ribambelle de péquenots qui réfléchissent plus avec leurs poings qu’avec le petit pois vissé dans leur crâne. Franchement, cela est jouissif d’imaginer nos deux nerveux au milieu du jeu de quilles, qui, en plus, logeront dans de miteuse condition bercé par le doux fumet d’un chien qui a été séché dans le micro-onde par les anciens locataires !

 

 

 

Qu’est-ce qui foire alors ? La réponse est assez simple. C’est que l’enquête proprement dite s’efface trop face au conflit permanent entre nos deux héros et la population locale. Ce n’est pas qu’on crache sur une bonne bagarre de groupe ou sur une ratonnade révoltante. Mais franchement c’est réellement aux dépens de l’histoire qui n’avance pas.

 

 

 

L’auteur s’en rendra compte à 30 pages de la fin et il nous gratifiera d’un final assez grandiose dans un cimetière sur fond d’inondation diluvienne. On se retrouve finalement  rassasié et c’est pourquoi la note, même si elle n’atteint pas le seuil des deux autres aventures de Hap et Leonard, ne sombre pas dans des eaux si profondes...

 

 

 

 

Note : 13,5/20

 

 

 

 

Ber