jarres

 

Titre original : Myrin (2000) 328 pages

 

Pitch :

Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un " truc bête et méchant "
qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la " cité des Jarres ", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...

 

Avis :

Baignant dans l’atmosphère glacée de la banlieue de Reykjavik, ce thriller nous plonge dans les méandres d’une enquête, à première vue, anodine mais qui recèle d’honteux secrets sur fond de malédiction génétique.

 

 

 

Un policier chevronné au nom imprononçable (Erlendur) évitera soigneusement la piste de la facilité pour étayer d’étranges théories qui le mèneront vers une vérité qui maintiendra aisément le lecteur en haleine. Il est indéniable que le mythe de l’inspecteur « qui ne vit que pour son travail » ne souffrira d’aucunes égratignures. Pourtant l’humanité du héros nous transpercera finalement de par sa relation chahutée avec sa fille junkie patentée.

 

 

 

 

 

 

On est véritablement face à un chef d’œuvre du genre grâce à une écriture au scalpel sans la moindre fioriture avec comme résultat une audience scotchée à l’intrigue du début à la fin.

La lecture ma évoqué ma toute première « claque noire littéraire » lors de mon jubilatoire voyage à travers les pages du « Dahlia noir ». Comme chez Ellroy, l’intrigue versera sporadiquement vers de sombres rivages. Une exhumation d’une petiote de 4 ans. Une collection macabre d’organes humains entreposée chez un médecin ou encore un final sépulcral sous forme de confession du coupable en totale déperdition. Final qui, au lieu de miser la carte d’une grande scène haletante, revêt donc les apparats d’un face à face verbal à l’atmosphère déliquescente.

 

 

 

On ne pouvait souhaiter mieux pour la clôture d’un roman très proche de la perfection !

 

 

 

 

 

 

Note : 18/20 

 

 

 

 

 

 

Ber