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Titre original : The killing of the tinkers (2002) 354 pages

 

Pitch :

Jack Taylor, l'ancien flic de Galway reconverti en privé dans un pays qui ne supporte pas cette profession, revient dans sa ville natale. A peine a-t-il le temps de retrouver ses marques, les dealers divers et les pubs gorgés de soiffards qu'il croise un chef tinker. Ces gens du voyage, sans être tsiganes, passent leur vie sur les routes d'Irlande. Tout le monde s'en méfie. Peu de gens les aident. Des jeunes hommes du clan, depuis quelques semaines, sont pourtant mutilés et tués sans que la police ne bouge. Quatre au total. Taylor, marginal à sa façon, le nez dans la poudre et la Guinness, accepte le marché. Nourri et logé en échange de son travail, il va, très loin des bars branchés du centre-ville, partir bille en tête affronter le chaos.

 

Avis :

Difficile de réitérer l'enthousiasme qui m'avait gagné sur le premier tome de la série. Malgré tout cet épisode recèle toujours pas mal de points positifs qui ne freinent jamais un plaisir de lecture jamais écorné. On retrouve notre héros après un intermède londonien, période que l’auteur a décidé de traiter sous la forme d’une ellipse scénaristique, même si Jack Taylor s’y est pourtant marié !

Bien entendu, connaissant l'apôtre, le divorce ne tardera pas à pointer le bout de son nez devant son manque de délicatesse et sa toxicomanie débordante. Comme si la dive boisson ne lui suffisait pas comme tare...

 

Finalement, sa vie privée et celle de son entourage prendront tellement de place (par exemple, sa complice punkette accouchera malheureusement d'un trisomique) que l'enquête se bornera à son plus simple élément : un acharnement du héros face à un présumé meurtrier qui lui rendra bien, croyez moi!

 

D'ailleurs, le véritable épilogue sera littéralement balancé sur les dernières pages comme si l'écrivain voulait en finir, une bonne fois pour toute, avec cette intrigue un peu bancale.

Heureusement que Jack Taylor récoltera les lauriers, sur une mini enquête connexe qui le verra mettre sous les verrous un guillotineur d'oies sauvages.

 

L'honneur est sauf !

 

 

 

Note : 14,5/20

 

 

Ber