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Titre original : A quiet beliefin angels (2007) 602 pages

 

 

Pitch :

Joseph a douze ans lorsqu'il découvre dans son village de Géorgie le corps d'une fillette assassinée. Une des premières victimes d'une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l'affaire semble enfin élucidée, Joseph s'installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d'enfants se multiplient... Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

 

Avis :

 

A des années lumières du thriller conventionnel à l’enquête formelle et balisée, ce roman se vit plus comme une expérience sensorielle à travers les yeux d’un héros presque shakespearien. Et en lieu et place du whodunit de rigueur, on vit le chemin de croix de ce héros qui, au fur et à mesure que le roman avance, s’enfonce dans un maelstrom d'émotions confuses entre culpabilité dont on ne peut se défaire et entêtement outrancier.

 

 

Le roman débute sur le face à face entre Joseph, le personnage central, et le mystérieux meurtrier. Cette scène viendra s’immiscer régulièrement au milieu du récit principal qui se lit finalement comme un gigantesque flashback tel une biographie non exhaustive d’un mélodrame qui s’étire indéfiniment dans le temps.

 

D’une richesse incroyable, le récit s’étoffe même de repère historique. La montée du nazisme en pleine seconde guerre mondiale par exemple illustrée par les voisins de Joseph qui sont regardés de travers de par leur nationalité allemande.

 

L’écriture est grandiose et tout en subtilité dans l’émotion. On ne peut plus lâcher le livre  une fois qu’on y a pénétré. Mais comment tout cela se termine-t-il me direz vous ?

 

Notre héros va finir par fuir sa ville natale mais le passé ira le rattraper de la plus sanglante des façons. Il connaîtra la prison, le désaveu, la solitude. Mais l’écriture sera sa planche de salut et c’est grâce à elle qu’il retournera à ses racines pour enfin élucider les meurtres d’enfants qui ne se sont finalement jamais taris. Le final est assez inattendu il faut bien l’avouer. Les fausses pistes avaient été intelligemment semées par un auteur inspiré. Même si j’ai trouvé l’épilogue disons un peu « précipité », je referme le bouquin avec le sentiment d’avoir parcouru un très bon roman de littérature !

 

 

 

Note : 18/20

 

 

Ber