cicatrices

 

Pitch :

Les mains ébouillantées — accident domestique, prétend-il —, l'inspecteur Rebus ne peut ni conduire, ni téléphoner, ni allumer sa cigarette. Et il a les Affaires internes sur le dos : un truand notoire est mort dans l'incendie criminel de sa maison ; or, ce soir-là, John Rebus a été vu en sa compagnie... A South Queensferry, petite ville côtière au nord d'Édimbourg, deux adolescents sont abattus par un ancien du SAS qui retourne ensuite son arme contre lui. Il se trouve que l'une des jeunes victimes est un neveu de Rebus, qui va devoir gérer l'ambiguïté de la situation. Quatorzième enquête de l'inspecteur Rebus, Cicatrices apporte un éclairage nouveau sur la personnalité çomplexe de ce héros laconique, opaque et intraitable, qui n'a pas que des amis dans la police...

 

Avis :

Rankin rehausse le niveau après un dernier épisode de la série qui ne s'enorgueillissait, à mes yeux, que de la mention "juste bon". Au travers d'une enquête sur une fusillade au sein d'une école, l'auteur va un peu gratter le passé de Rebus et de son court passage initiatique dans les Forces Spéciale Anglaises (le SAS). Car le présumé coupable, qui s'est suicidé sur les lieux du crime, était une brebis galleuse de cet escadron militaire.

 

Pour équilibrer les échanges dans les petites révélations sur les persos principaux, en début de roman, on entrapercevra une Siobahn apeurée, en pleine remémoration de son enfantine peur du noir. La policière se trouve harcelée par un truand notoire. Ce dernier va assez rapidement trouver la mort sans pour autant arrêter d'envoyer des plis menaçant à la jeune femme ! Le pire c'est que les hautes instances policières font plus que soupçonner notre cher Rebus.

 

C'est dans ce climat délétère que nous suivons une passionnante enquête du duo d'Edimbourg. Les pages se tournent toujours à un rythme aussi improbable et les révélations finales vont être franchement détonantes.

 

Rankin osera même terminer son récit sur une certaine ambigüité comme pour se punir de sa coupable facilité de scénario. Je m'explique (attention Spoiler!) : Rebus, harcelé par les enquêtes internes, arrive de façon somme toute aisée à poursuivre impunément son travail en cours. La dernière page du livre montre que l'avocat du coupable jouerait bien là dessus pour rendre l'accusation caduque. Quel pied de nez de l'auteur !

 

Un grand cru!

 

Note : 16,5/20