Orphelin de mère à 14 ans, puis de père à 15 ans, Fredric Brown commence à travailler très jeune, dès l’âge de 16 ans. Il exerce une grande quantité de métiers (employé de cirque, plongeur, détective privé, bibliothécaire, correcteur d’épreuves pour différents journaux...), et ne vient que relativement tard à l’écriture, en commençant par le polar en 1938.

En 1941 paraît sa première nouvelle de SF, la première d’une très longue série. Excellent nouvelliste, Brown écrit de nombreuses short-shorts, nouvelles de quelques centaines de mots qui se concluent par une chute époustouflante, comique ou tragique, balayant aussi bien la SF que le polar ou le mainstream.

Il écrira aussi des nouvelles d’une longueur standard, qui se singulariseront par leur inventivité et par l’art de la chute (l’apport majeur du polar dans l’œuvre SF de Brown).

En tant que romancier, il sera un dynamiteur impitoyable et hilarant des clichés de la SF de l’Age d’or. Sa femme disait qu’il détestait écrire, mais adorait avoir écrit ! En fait Brown est surtout un auteur que l’on adore lire et avoir lu.

Atteint d’insuffisance respiratoire à cause d’un emphysème pulmonaire, alcoolique, il se retire en Arizona en 1963, et cesse d’écrire. Il est mort, 9 ans plus tard.