bois

 

Titre original : Cypress grove (2003) 316 pages

 

Pitch :

John Turner est venu se réfugier dans le Tennessee, sur les bords d'un lac. Ancien taulard, ancien flic devenu thérapeute, homme seul à l'histoire violente, il ne souhaite que le calme, une forme de pardon et l'oubli d'un passé mêlant meurtres et survie. L'endroit semble idéal. À peine installé pourtant, le shérif vient le trouver et lui demande de l'aide. Un jeune vagabond a été retrouvé mort dans une ruelle, les mains liées au-dessus de la tête, un pieu planté dans le coeur. Personne ne sait rien de lui si ce n'est qu'il avait en sa possession des lettres ayant appartenu au maire de la ville...

Avis:

On est face à un récit qui alterne, d’un chapitre à l’autre, la biographie du héros par des bonds épars dans son passé tel des instantanés de sa vie malheureusement riche en malchance et sordide et sa vie présente retirée de tout afin de fuir la folie urbaine. Une enquête policière va néanmoins perturber sa retraite lorsque le shérif local le sollicitera dans un rôle de consultant.

 

Forcément l’enquête proprement dite n’aura pas vraiment les coudées franches face au passé tumultueux du héros qui le verra passer du statut de flic à Memphis à psychothérapeute tout en passant par la case prison.  On est clairement dans l’introduction de ce personnage complexe même via le présent qui le voit totalement en fuite vers une solitude salutaire.

 

 

Finalement l’élucidation du meurtre commis dans cette petite bourgade passera par un sympathique hommage au cinéma de série z avec ses réalisateurs obscurs et ses aficionados tout aussi sombres. J’en ai vu un léger clin d’œil au culte «La conspiration des ténèbres »  de Théodore Roszak.

 

Ajoutez à cela une écriture très jazzy dans l’ambiance et vous aurez compris que j’attends avec impatience la suite de la trilogie consacrée à ce John Turner qui rentre indéniablement dans le panthéon des héros du noir !

 

 

Note : 16/20

 

 

Ber