homme

Titre original : Kleifarvatn (2004) 406 pages

Pitch:

Il dormait au fond d'un lac depuis soixante ans. Il aura fallu un tremblement de terre pour que l'eau se retire et dévoile son squelette, lesté par un émetteur radio recouvert d'inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés. Qui est donc l'homme du lac ? L'enquête révélera au commissaire Erlendur le destin tragique d'étudiants islandais confrontés aux rouages implacables de la Stasi.

Avis :

Franchement la lecture du quatrième de couverture avait quelque chose de rebutant pour moi. Je n'ai jamais vraiment été intéressé par la Stasi et l'Allemagne d'après guerre mais force est de constater que toute la partie flashback, nécessaire à la résolution de l'enquête, se révélera un grand atout dans ce roman.

 

On se passionne de toute cette période charnière de l'histoire, de l'idéalisme de la jeunesse qui croit en un socialisme exacerbé jusqu'à la découverte d'un système abominable basé sur la dénonciation réciproque.

 

La découverte de l'homme du lac et ce passé enfoui vont bien sûr se télescoper avec un suspense maintenu jusqu'au dernière page du bouquin. Magistral!

 

Le personnage récurrent d'Erlendur va aussi énormément gagner en épaisseur. Les difficultés avec ses enfants (sa fille toxico et son fils alcoolique qu'il ne connaît quasiment pas) semble venir de son entêtement sur les affaires de disparition. Obstination qui prend sa source dans son enfance où son jeune frère s'est volatilisé lors d'une escapade dans les montagnes.

 

L'ensemble est de très haute volée même si je le classerai juste un demi cran en dessous de "La cité des jarres"

 

 

Notre : 17,5/20

 

 

Ber