flesh

Publié en 2004, 627 pages

 

Pitch :

D’où viennent les faux squelettes retrouvés enfouis sous une chape de ciment dans un bar de Fleshmarket Close ? Il faudra plusieurs enquêtes croisées, comme Rankin sait si bien les tisser, pour le savoir. Rebus, à la recherche du meurtrier d’un journaliste kurde immigré, met au jour un sale trafic de sans-papiers, qui débouche sur l’exploitation d’une main-d’oeuvre illégale qu’en d’autres temps on aurait qualifiée d’esclavage. Quant à Siobhan Clarke, sa fidèle partenaire, elle doit élucider le meurtre d’un violeur récemment libéré de prison. Une fois de plus, au lourd passé d’Édimbourg succède un présent honteux. Racisme primaire, mépris total de la dignité humaine et gros enjeux d’argent déclenchent chez Rebus une rage intense, et une forte envie de rééquilibrer à sa façon la balance de la Justice !

 

Avis :

Rankin excelle toujours autant dans la double enquête qui finit par trouver nombre des points d’achoppement, créant ainsi un récit dense et passionnant.

 

 

Ce tome n’est pourtant pas exempt de défaut. Dans les 100 dernières pages, je me suis perdu dans la quantité de personnages secondaires tandis que l’intrigue commençait tout doucement à ronronner, tel un moteur à bout de souffle. On est pourtant alors dans le vif du sujet de l’immigration illégale, du racisme ambiant et de la  problématique des sans-papiers. Est-ce que cette baisse de niveau ne reflète-t-elle pas le manque d’attention porté, que ce soit du côté politique ou du point de vue civil, envers un sujet totalement d’actualité ? Peut-être bien…

 

 

L’auteur réussit, par un tour de force presque surnaturel, à éclaircir le bazar dans son épilogue. Un épisode, qui même s’il ne frise pas les sommets de la série, a le mérite de traiter de nouvelles thématiques avec un niveau qui reste honorable.

 

 

Note : 14/20

 

 

 

BER