dramaturge

 

 

Titre original : The dramatist (2004) 279 pages

 

Pitch :

L'impossible s'est finalement produit. Jack ne se drogue plus, ne boit plus et sort même avec une femme de son âge. Certains vont jusqu'à prétendre l'avoir vu à la messe... On peut toujours rêver ou se mentir à soi-même, la vérité ne tarde pas à vous rattraper par le colback pour vous ramener à elle d'un coup sec. D'autant que, si Jack tente de s'amender, le monde, lui, ne change pas. Un mari jaloux lui démonte le genou à coups de crosse, des flics désinvoltes l'accusent d'un meurtre qui les arrange et deux étudiantes sont retrouvées mortes coup sur coup. Trop c'est trop. Sans alcool, la cinquantaine venue, Jack oscille de nouveau au bord du gouffre. Personne n'ira lui faire croire que les emmerdes puissent d'un seul coup tomber si serré sans qu'il y ait de lien entre elles. Jack le sait. Un taré s'amuse dans l'ombre...

 

Avis:

Encore une belle tranche de vie de notre asocial favori. Libéré de ses addictions, Jack Taylor se voit engager par son ex-dealer écroué. C’est clair, cela ne va lui entraîner que des ennuis !

 

Dans l’entrefaite de cette enquête, Jack se fera bousiller un genou, enterrera sa mère et charmera une prétendue lesbienne. Ca part toujours dans tous les sens mais cela fonctionne toujours aussi bien. Bruen alterne judicieusement action débridée (ça cogne assez souvent) et sentimentalisme jamais putassier (l’évocation d’un père absent pour le héros et l’incommunicabilité avec sa mère)

 

Mieux encore, l’auteur reliera le meurtrier à l’enfance du héros même si cela peut paraître assez abscons. Là où Bruen calme tout son monde, c’est dans les deux dernières pages, qui laisseront le lecteur groggy. Par ces quelques lignes, l’écrivain remet totalement en cause la signification du titre. On croyait pouvoir prendre pour argent comptant que cela faisait référence au pseudonyme du tueur mais, en abandonnant son héros à un désarroi émotionnel fulgurant, Ken Bruen ne laisse plus planer aucun doute sur le fait que c’est lui le véritable Dramaturge !

 

 

J’ai déjà peur d’ouvrir le prochain tome, l’esprit presque certain que les pages empesteront un mélange vicié de Whisky et de stupéfiants…

 

Note : 15/20

 

 

Ber