obscure

 

Titre original: L'oscura immensita della morte (2004) 180 pages

 

Pich :

Un braquage tourne mal. L’un des voleurs s’échappe avec le butin, sain et sauf, ça ressemble à un miracle. Un miracle cher payé : il laisse derrière lui deux morts innocents et son coéquipier Raffaello, qui écope de la perpétuité. Quinze ans plus tard, Raffaello formule un recours en grâce et demande le pardon de Silvano, père et mari des victimes. Ce dernier, fou de douleur, accepte de pardonner pour mieux se venger.

 

Avis :

 Roman noir par excellence, ce livre épouse, à tour de rôle, les points de vue d’une victime (un gars toujours déchiré par la mort de sa femme et son enfant 15 ans plus tôt) et de l’assassin crapuleux emprisonné qui tente une sortie anticipée pour cause de cancer incurable.

Silvano, tjs hanté par le fantôme de ses proches, va tomber dans une escalade d’actions funestes qui n’arriveront jamais à étancher sa soif de vengeance malsaine. Chantage, faveur sexuelle contre nature ou autre manipulation psychologique, rien n’arrêtera ce Silvano là, sombrant dans un état second perpétuel. il fera même couler le sang (une scène aussi brutale qu’inattendue) attirant  l’attention d’un policier chevronné.

 

Les bad guys de service (le prisonnier et son complice en liberté) passent alors par le statut de victime. Sans oublier aussi la pauvre bénévole qui visite les détenus, dont Silvano va jouer avec les sentiments armé d une ignominie sans nom. 

Le roman se veut une sorte de brulôt contre la justice pénale. Une justice qui a bien du mal à assurer une équité quelque soit les parties. 

 D’une noirceur insondable, le roman se lit pourtant assez aisément tant l’écriture est fluide, sans chichis. Si vous vous sentez capable d’explorer, en compagnie de Silvano, les contours de l’obscurité de la mort (ce sont les ultimes paroles de sa défunte épouse), ce roman ne vous laissera certainement pas de marbre.

 

Note : 17/20

 

Ber