enfer

Publié en 2004, 215 pages

Remarque :

Roman paru une première fois en 1986 sous le titre "Enfer vertical en approche rapide ". Cette version 2004 est augmentée d'une introduction et d'un épilogue.

Pitch:

C'était une prison sans barreaux, sans geôliers. On n'y rencontrait qu'un seul interlocuteur : un distributeur de sandwiches blindé comme un coffre-fort et plus intelligent qu'un ordinateur. Un distributeur de sandwiches qui n'acceptait de vous donner à manger qu'en échange d'un petit sacrifice : recevoir une décharge électrique à travers le corps, par exemple. C'était une curieuse machine, à la fois dieu et diable, conçue pour vous rendre la vie impossible et la mort insupportable. Une saleté de distributeur, qui finissait par régner en tyran sur ce bagne des plus moderne, et vous forçait à pratiquer l'autopunition à outrance. Certains décidèrent de lui faire la guerre... Ils ne tardèrent pas à s'en repentir !

Avis:

Dans le même ordre d’idée que le film « Cube » (de Vincenzo Natali), mais avec tout de même une décennie d’avance, Brussolo imaginait une prison pas comme les autres. Une prison expérimentale, en forme de donjon, régie par une machine diabolique qui, au gré de sa programmation, enfonce irrémédiablement la citadelle dans la boue. Et ce, tout en décimant petit à petit la population carcérale grâce à « des bottes secrètes » plus tordues les une que les autres.

C’est là que réside tout l’intérêt du livre, dans les circonvolutions d’une machine qui, par de petits actes mesquins, entrainent les prisonniers à mettre à nu les plus vils instincts de l’être humain. La seconde bonne idée réside dans le fait que l’on découvre les affres de cette geôle  à travers les yeux de David Sarella, un sociopathe de première mais pourtant doté d’un sens de l’anticipation hors du commun sur les futurs agissements de la machine.

Il y a pas mal d’ingéniosités dans les idées développées mais je trouve que chaque concept n’est pas traité jusqu’au bout. Un peu comme si le roman ne restait dans la mémoire que comme une nouvelle très réussie mais qui ne dépasse le stade du récit court (le roman faisant pourtant plus de 200 pages).

Note : 14/20

 

Ber