onze

 

 

Titre original: Tre atti e due tempi (2011), 172 pages

 

Pitch:

Taciturne et désabusé, Silvano Masoero mène sa vie en marge de la compagnie des
hommes. Intendant de l'équipe de football locale, il entretient des relations
tendues avec son fils unique, joueur vedette de la formation. Le conflit latent
entre les deux hommes éclate à la veille du match le plus important de l'année,
lorsque Silvano découvre que son fils est impliqué dans une affaire de paris
clandestins.

Avis:

Sympathique ce petit ouvrage qui se veut une ode sincère au ballon rond et à tout le petit monde qui gravite autour. C'est avec un certain sens de la dérision, dans son versant acide, que l'auteur égratigne le milieu en doublant son récit d'une authentique relation compliquée entre un père et son fils. Et même si la trame est un brin tirée par les cheveux (le magasinier d'un club de série B prend les commandes de l'équipe via le gsm de l'entraineur moribond), l'histoire, échevelée à souhait, est menée tambour battant telle une pièce de théâtre en un seul acte.

En invoquant les fantômes des trucages dans le milieu du foot italien, Faletti nous invite à une farce qui n'a finalement rien de drôle. Il réussit véritablement le mariage entre gravité et cocasserie dans un récit qui avance sans jamais de départir de son punch de départ. Même s'il ne restera pas dans les annales de la littérature, cet exercice de style est franchement recommandable.

 

Note : 16/20

Ber