garden

 

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Pitch:

Alexandre Astrid reçoit un jour par la poste un manuscrit anonyme intitulé Garden of love, placé ainsi sous le signe du grand poète anglais William Blake. Vite, entre les lignes, Alex, flic paumé sur la touche, y lit une version troublante, et même diabolique, de sa propre vie. A travers les «liaisons dangereuses» d'un trio de jeunesse - amours trahies, blessures d'enfance, fantômes et monstres d'antan - le mystérieux auteur omniscient brouille les pistes avec une grande perversion et ouvre, comme aux échecs, un jeu de manipulations. Alexandre est renvoyé à ses souvenirs les plus douloureux, ses plus grands vertiges. Le voilà à revivre un épisode déterminant pour lui : son affrontement avec Edouard Dayms, jeune homme aussi brillant que déséquilibré, d'une impressionnante emprise sur les autres. Alex fait alors ce qu'il sait faire : il enquête, fouille, fouine. Mais cette fois, sa matière, c'est son propre passé.

Avis:

Un vrai tour de force que ce roman noir torturé qui nous promène dans des eaux que je qualifierai de nébuleuses et confondantes. Au gré d'aller et retour dans le temps, l'auteur contient longtemps les clefs de son intrigue, nous tenant de la sorte dans un flou bénéfique qui rend la lecture pas mal addictive. Entre vie fantasmée, délire psychiatrique et tentative de reconstruction de soi, le roman nous livre une grande part de ses secrets au 3/4 du chemin.

Et c'est peut être à ce moment là que l'on est moins ébouriffé car on ressent cette dernière partie assez entendue au vu de l'expérience vécue auparavant.

En tout cas, Malte a une plume intéressante. J'en veux pour preuve son premier chapitre qui nous emporte dans son univers en qques secondes. Via une scène de tournante sexuelle très détaillée mais sans jamais verser dans le graveleux. Ce préambule nous happe et ainsi Malte peut nous engluer dans les méandres de son intrigue.

Un bon roman, juste à quelques encablures de la liste des essentiels du Noir.

Note : 16/20

Ber