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Titre original : Myrká (2008), 357 pages

Pitch:

Le sang a séché sur le parquet, le tapis est maculé. Egorgé, Runolfur porte le
t-shirt de la femme qu'il a probablement droguée et violée avant de mourir... Sa
dernière victime serait- elle son assassin? Pas de lutte, pas d'arme. Seul un
châle parfumé aux épices gît sur le lit. L'inspectrice Elinborg enquête sur cet
employé modèle qui fréquentait salles de sport et bars... pour leur clientèle
féminine.

A

Indridason nous offre un second spin-off des aventures d'Elendur en mettant en avant, cette fois-ci, la collègue féminine du héros, Elinborg (notons que cette aventure se déroule en parallèle du roman consacré à Sigurdur Oli). On se trouve dans une sombre enquête de meurtre d'un violeur notoire dans l’esprit de "l'arroseur-arrosé ".

La tension est maintenue encore aisément par l'écrivain qui pare son récit d'une sorte de chape brumeuse qui rend vaporeuse les conclusions de l'enquête qui pouvait pourtant paraître basique à première vue.

C'est au prix d'une scène de bravoure sous forme d'un interrogatoire parallèle de deux accusées (père et fille) dans le dernier quart du livre que le lecteur va voir poindre la solution. Très prégnante de par son côté acerbe et jusqu’au-boutiste, la scène est criante d'authenticité et c'est grâce à elle que s'ouvrira pour nous les arcanes de la vérité. Alors qu'elle ne fait office que de chausse-trappe. Bluffant.

Toute l'évocation de la vie privée d'Elinborg me semble plus mitigée. L'auteur nous en abreuve quand même pas mal comme s'il voulait se dédouaner d'avoir sous-traité le personnage au travers des précédentes aventures d'Erlendur. Par contre j'ai assez aimé le côté "nez fin" de l'héroïne. C'est tout de même grâce à son odorat qu'à deux reprises elle fait basculer l'enquête. Réitérer la chose dans l'épilogue aurait pu paraître cavalier de la part de l'auteur mais au final, on en garde comme un sentiment amusé.

Rafraichissant.

Note : 15,5/20

Ber

vis: