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Titre original : Furdustrandir (2010) 354 pages

 

Pitch:

De retour sur les terres de son enfance, le commissaire Erlendur est hanté par le passé : la disparition de son frère, et d’autres affaires restées sans réponse. Il se plonge dans l’histoire de cette jeune mariée perdue sur un chemin de montagne soixante ans plus tôt. Pourquoi n »a-t-elle pas croisé le groupe de soldats anglais égaré ? Sous la glace des fjords d’Islande, le passé ne meurt jamais.

Avis:

Indridason a lancé son héros dans une quête introspective sur les hauteurs là où son frère a disparu, il y a des années de cela. Erlendur se la joue vagabond montagnard et s’intéresse à une vieille histoire de disparation concernant une jeune ménagère qui se serait évaporée dans le blizzard.

Même si la psyché du héros est mise à rude épreuve via ce retour dans le passé et que cela nous éclaire un peu plus sur le sentiment de culpabilité qui l’habite vis-à-vis de son frère, il y a un certain déséquilibre avec l’enquête bénévole qu’il mène. Cette dernière prend énormément d’espace et se révèle n’être qu’un conflit domestique qui a viré à l’assassinat. Une équation avec un mari cocufié meurtrier et manipulateur plus un amant anéanti non seulement par la mort de sa dulcinée mais aussi par la vengeance glaçante qu’il a perpétrée.

Cet épisode était évidemment nécessaire pour qu’Elendur commence à tourner la page d’un passé qui le hante tel un fantôme indicible. Au sortir de cette aventure, il aura apparemment retrouvé des traces de son frère. Et la symbolique d’enterrer ces reliques (qu’il n’a pas pris la peine de faire analyser) nous font bien penser que son processus de deuil va pouvoir enfin trouver une probable issue.

L’écriture d’Indridason nous permet de ne jamais nous perdre en route. Le fin de mot de l’histoire est à proscrire au authentique claustrophobe mais on peut soupçonner l’écrivain d’un brin de facilité via le lieu où le meurtrier à caché le corps.

Point le meilleur segment des aventures d’Elendur mais pas non plus une ignominie qui clouerai l’oeuvre au pilori.

 

Note : 13/20

Ber