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Titre original: Damned (2013) 320 pages

 

Pitch:

Madison, 13 ans, est la fille d'une star du cinéma et d'un producteur milliardaire. Élevée dans la religion du fun et de la culture pop, elle passe un Noël ennuyeux seule dans son pensionnat en Suisse, tandis que ses parents se consacrent à leurs projets professionnels et à l'adoption d'orphelins du tiers-monde. Mais un événement inattendu va venir illuminer ses vacances : sa mort subite. Débarquée en enfer, elle y fait la connaissance d'une bande de jeunes marginaux, une jolie fille, un sportif, un geek et un rocker, soit la version Six Feet Under de Breakfast Club. Alors qu'elle se lance dans l'exploration de ce nouvel environnement, qui lui réserve de multiples surprises, Madison se remémore sa courte existence pour essayer de comprendre ce qui a bien pu la mener à la damnation. Pour découvrir, aussi, les raisons de sa mort.

Avis:

Jamais deux sans trois.

Après deux derniers romans calamiteux, Palahniuk récidive dans le "pas-très-inspiré". Le ptich me paraissait pourtant plus attrayant cette fois-ci. Il promettait une visite guidée de l'enfer sous la plume d'un auteur inclassable.

De cette visite, on en ressort franchement blasé. Il crée une héroïne dont on peine à vraiment s'intéresser (il y a juste un soubresaut lorsqu'on découvre la véritable cause de sa mort, à mi-livre) et un bestiaire démoniaque totalement grandguignolesque. On se sent, tout du long, très peu concerné par son exercice de style. On finit par s'habituer à ses tics d’écriture (tous les chapitres qui commencent par la même phrase, ses multiples interprétations pernicieuses des petites choses de la vie...).

Le pompon sera atteint quand l'auteur convie son héroïne à monter une armée en enfer (vous avez dit original?) et qu'une « descente » est prévue sur terre le jour d'Halloween.

Et ce n'est pas les ultimes remises en cause de la (non?)existence du personnage principal qui va venir sauver l'affaire!

Et dire qu'il y a les mots "A suivre" qui ferme le roman......

La suite de cette fumisterie se passera sans moi.

Note: 7/20

Ber