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Titre original: Dark places (2009) 504 pages

 

Pitch:

Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de 15 ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune Libby devient un symbole de l'innocence bafouée. Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby, qui ne s'est jamais remise du drame, souffre de dépression chronique. Encouragée par une association d'un type très particulier, elle accepte pour la première fois de revisiter les lieux sombres de son passé. C'est là, dans un Middle West désolé, dévasté par la crise économique et sociale, qu'une vérité inimaginable commence à émerger. Et Libby n'aura pas d'autre choix pour se reconstruire, et peut-être enfin recommencer à vivre, que de faire toute la lumière sur l'affaire, quelles qu'en soient les conséquences.

Avis:

Arrivé dans mes mains au gré du hasard (merci Boule), ce livre m'a tenu en haleine de bout en bout. Épousant en alternance deux moments temporels distincts : la journée du 2 janvier 85 (qui mènera à la nuit du massacre) et le présent (prémisse de l'enquête de la survivante Libby), le bouquin maintient un suspense terrible tout en ayant l'air de ne pas y toucher. Cette construction en puzzle est d'une indéniable efficacité grâce à une écriture au cordeau, une interaction entre dpersonnages qui nous parait authentique et une ambiance ambivalente sur les deux époques qui offrent une plus-value à l'intrigue générale.

Le livre se démarque directement de par son héroïne:une paumée antipathique  d'une trentaine d'année qui n'est poussée qu'à enquêter sur son passé que par une compensation financière. Cleptomane patentée , elle se décrit elle même telle une "pragmatique malsaine". C'est quand même pas si fréquent dans ce type de récit.

Maintenant, parlons un peu aussi de ce qui jure un peu dans ce tableau dithyrambique. Paradoxalement,la description du fameux Crime Club nous apparaît franchement invraisemblable. Alors que je ne doute pas une seconde que pareille association existe dans la réalité. Comme quoi.

L'autre dossier concerne la fin. C'est clair que l'attente est terrible tant le suspense est bien maintenu. La vérité finale tombe un peu comme une brique dans la mare. Pire encore, on ne croit pas une seconde à la scène du massacre mise à nue devant nos yeux de lecteur. On à peine à adhérer à cette résolution en forme de double meurtrier ayant agi, par le plus grand des hasards, au même moment !

Un (très) gros accro qui nous laisse pantois alors qu'on était habité par tant de sentiments positifs tout au long de la lecture. L'auteure aurait du revoir sa copie avant l'envoi à son éditeur selon moi...

Note: 15/20

Ber