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Titre original:

Pitch:

Francesco Marcona, alias Bravo, n'est pas à proprement parler un enfant de chœur. Au volant de sa vieille Austin Mini, ce voyou ambitieux au physique de jeune premier écume chaque nuit en loup solitaire tout ce que le Milan de la fin des années 1970 compte de lieux interlopes, autant pour y prendre du bon temps que pour y faire prospérer ses affaires. Son créneau ? Le commerce des femmes. " Proxénète haut de gamme " à l'impressionnant carnet d'adresses, Bravo se propose de gérer au mieux les intérêts de ses protégées, de jeunes beautés avides d'argent, en les mettant en relation avec des hommes riches en quête d'aventures sexuelles.
D'aventures sexuelles, Bravo, lui, n'a guère le loisir d'en avoir. Et quand bien même il le souhaiterait, il ne le pourrait pas. Car Bravo a un signe – très – particulier : il n'a pas de sexe. Ou, plus précisément, il n'a plus de sexe depuis que, quelques années plus tôt, il a été châtié au couteau, ses attributs virils sacrifiés sur l'autel de mystérieuses représailles... Mais l'abstinence sexuelle, qu'elle soit volontaire ou contrainte, n'empêche pas les sentiments. Aussi, lorsque le hasard place sur sa route Carla, prête à vendre ses charmes pour s'offrir une vie meilleure, Bravo tombe-t-il aussitôt éperdument amoureux. Un coup de foudre, bientôt suivi de coups de feu, qui pourraient bien lui faire perdre ce qui lui reste de peau.

Avis:

 

Cela débute comme un récit "à la cool" de petites frappes milanaises qui croient tenir leur ville au creux de la main. Mais à ceci près que le héros à un lourd passif (émasculé par la mafia à la fleur de l'âge) et que le contexte est particulier (1978 n'est pas seulement l’anniversaire de ma naissance mais est également l'année du rapt d'Aldo Moro par les brigades rouges).

On navigue donc dans une Italie de tous les dangers où sur nage un certain Bravo qui use de son charme pour avoir le monde à ses pieds grâce à un cheptel mirifique de belles escort-girl. Tout son petit monde va s'écouler quad il se retrouvera au cœur d'une machination organisée par le contre pouvoir politique pour faire tomber quelques magistrats.

La seconde partie du récit se veut plus grave avec un héros obligé se se cloîtrer car recherché par toutes les polices.

Le roman y gagne en dramaturgie et le suspense sera maintenu jusqu'au dernière pages où l'on suivra le devenir de Bravo, dix ans après les faits.

Un très bon polar en forme de récit -somme d'une certaine époque.

Note : 16/20

Ber