vert

Publié en 2005 , 281 pages

Pitch:

Printemps 2001. Sous une pluie torrentielle, le cœur de Rome bat au rythme de la Coupe d'Italie qui divise les supporters enfiévrés. Une effervescence partagée par les services de police mais pour d'autres raisons : un membre d'un réseau pédophile vient d'être assassiné, et la petite Sara est portée disparue. Suivant son instinct en dépit de sa hiérarchie, l'inspecteur Mariella De Luca recoupe les indices dont elle dispose. Tout semble la ramener à Corviale, immense bâtiment situé à la périphérie de la cité et à la colline du Palatino, théâtre de fouilles archéologiques pas comme les autres...

Avis:

Après Rouge abattoir, Gilda Piersanti signe avec ce printemps romain le deuxième épisode de ses saisons meurtrières.

Le verbatim annonce « Un polar sur fond de grisaille architecturale, de football et de passion amoureuse » C’est assez bien résumé je trouve. En un peu plus de 200 pages, l’écrivaine nous plonge dans une sordide affaire aux multiples rebondissements. Partant d’une disparition d’enfant, l’enquête de De Luca va bifurquer vers un réseau pédophile qui n’aura finalement aucun lien avec la défunte Sarah, retrouvée quelques jours après sa disparition, sur un site archéologique.

Non, le final trouvera sa résolution dans quelque chose d’aussi sordide, se situant quelque part entre une vengeance domestique et une attitude maternelle déraisonnable.

Et là, l’inspecteur De Luca de tenter de surnager dans un flot émotionnel incommensurable. Car entre la perte de son stagiaire attitré et le fait d’être épris d’un ténébreux bellâtre (elle qui ne jure que sur les coups d’un soir anonyme ), l’enquêtrice va totalement perdre pied jusqu’à ce que la résolution de l’affaire ne s’offre littéralement à elle.

Des séquelles indélébiles, beaucoup de personnages en garderont au sortir de cette histoire. Ce printemps romain de 2001 a tout du polar qui restera gravé pour la postérité dans le roman de genre…

Note : 19/20

 

Ber