Les lectures de l'Orme

26 juillet 2018

2. The Whites de Richard Price

 

Publié en 2016, 432 pages

 

Pitch:

Milieu des années 1990. Le jeune Billy Graves est flic au sein d'une brigade anticriminalité de l'un des pires districts du Bronx. Il fait partie d'un groupe de policiers prometteurs, les "Wild Geese", et une carrière brillante lui semble assurée. Jusqu'au jour où il tire accidentellement sur un gamin. L'affaire, fortement médiatisée, lui vaut d'être mis au placard quelque temps. Aujourd'hui, Billy est devenu chef d'une équipe de nuit du NYPD. Son quotidien : sillonner les rues de New York, de Wall Street à Harlem, pour en assurer la sécurité, même s'il sait que certains criminels passeront toujours au travers des mailles du filet. Ces derniers, il les surnomme les " whites ", ceux qui s'en sortent blancs comme neige. Chaque policier en a un qui l'obsède. Puis vient un appel qui change tout : un meurtre a eu lieu à Penn Station. Et la victime n'est autre que le white d'un de ses anciens coéquipiers. Lorsqu'un autre white est assassiné, Billy commence à s'interroger : quelqu'un serait-il en train de régler ses comptes ? Et qui est cet homme qui, soudainement, paraît s'intéresser à sa femme et à ses enfants, au point de les suivre en filature ?

 

Avis:

Toujours au taquet Richard Price. Derrière ce pitch un brin racoleur se cache une nouvelle autopsie de la société américaine. On est plongé dans le quotidien de deux flics qui n'ont pas les mêmes prérogatives. L'un se débat dans un quotidien complexe (père alzheimer,contre -pose perpétuelle avec sa famille et plus aucun amour de son job), l'autre, beaucoup plus obscur, a de sombres idées derrière la tête.

C'est en alternant les point de vues que nous est dépeint ce New-York interlope où cohabitent hordes de paumés, voyous allant du col blanc à la petite vermine, et autres marginaux. C'est fluide sans jamais être plan-plan, voilà l'art d'un écrivain inspiré qui par la description de deux destins croisés arrivent à captiver et à faire vivre sur papier le grouillement d'une société un peu malade...

Note : 18/20

Ber

 

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24 mai 2018

3. Millenium, tome 2: La fille qui rêvait d'un bidon d'essence de Stieg Larsson

Titre original : Flickan som lekte med elden (2006) 652 pages

Pitch:

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millenium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée...

Avis :

Impossible de faire autrement que d'enchainer sur le deuxième tome de Millenium. Pourtant à l'euphorie de retrouver les héros maintenant balisés dans mon esprit s’installe une sorte d'ennui poli lorsque ma lecture me fait passer la page 200. Car ce roublard de Larsson est loin de nous servir sur un plateau notre duo d'enquêteurs. Ils ne vont d'ailleurs pratiquement pas se croiser !

Non, le récit s'articule autour d'une enquête journalistique sur la prostitution auquel plusieurs notables suédois ont trempé. Et la proche parution de cette investigation va précipiter des actes criminels dont Blomkvist sera témoin et pour lesquels Lisbeth sera accusée.

A partir de là, l'intrigue va se transformer en enquête policière dont Salander sera la suspecte n°1. Ardue est cette partie où Lisbeth est absente et le mystère reste peut- être un peu trop entier. Arrivé au dernier tiers du livre, l'auteur épousera (enfin) le point de vue de Lisbeth. Et les clefs de l'intrigue vont alors assez vite nous être offertes. Et au-delà du climax qui prend forme sur la réelle identité du mystérieux Zala, s'ouvrira une scène finale de toute beauté : Lisbeth va seule réclamer justice dans un épilogue des plus crépusculaires. Quel final mes aïeux !

Ce qui me pousse toujours à penser que le culte de la trilogie est totalement justifié réside dans le fait que je n’ai pas abandonné le livre malgré de longues pauses de lecture (dans le ventre mou du livre). Comme si une attraction opérait sur le lecteur qui a débuté l’aventure…Allez savoir…

Note : 15,5/20

Ber

 

 

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19 février 2018

2. Millenium 1: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes de S. Larsson

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Titre original: Män som hatar kvinnor (2005) 574 pages

Pitch:

Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans : sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atout du journaliste pour élucider l'affaire.

Avis:

Polar phénomène des années 2000, le premier tome de Millenium a fini par arriver entre mes mains. Et alors me direz-vous ? En sachant tout le ramdam fait autour de la trilogie et le fait que j'ai vu au préalable le (très bon) film de Fincher, la lecture intégrale du livre (en un temps très court au vu du pavé) prouve indubitablement la force du livre.

Passionnant de bout en bout même si ses atours n'ont pas de quoi attirer le chaland : une île isolée de Scandinavie et un héros (journaliste) mis au ban de la profession par ses pairs. Il y a bien un secret criminel entourant la tribu des richissimes Vanger et c'est le travail minutieux du journaliste qui va nous happer dans un dédale sans fond mais au bout duquel il trouvera une résolution qui va complètement secouer le clan du richissime industriel qui l’a mandaté.

L'association du journaliste avec l'inénarrable Lisbeth Salander est un des véritables atouts du livre. Et là encore de saluer la force de l’auteur qui ne les font se rencontrer qu'après plus de 100 pages.

Entre un récit captivant, une réflexion sur la transmission du gène criminel et la dure réhabilitation d'un héros attaqué par un puissant nabab, l'on est scotché au livre du début à la fin. Millenium légitime de la sorte le culte qui 'entoure.

Note : 19/20

Ber  

 

 

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21 novembre 2017

1. Stieg Larsson et célébrité littéraire posthume...

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Stieg Larsson, de son nom complet Karl Stig-Erland Larsson, est un journaliste et écrivain suédois connu pour son engagement contre l'extrémisme de droite et le racisme.

Publiée à titre posthume entre 2005 et 2008, sa trilogie "Millénium" le rend mondialement célèbre. Sur un plan littéraire, ses influences sont à chercher dans la culture populaire. Fan de "Fifi Brindacier", la célèbre fillette aux couettes créée en 1945 par Astrid Lindgren, il est également un grand connaisseur de la science-fiction.

Sa trilogie Millénium et sa mort prématurée (d'une crise cardiaque) bouleversent l'image du journaliste probe et intègre que l'on avait de lui jusqu'alors. L'événement littéraire fait instantanément de lui un héros littéraire. Quelques mois avant son décès, il contacte en effet le plus grand éditeur suédois, Norstedts, et lui livre une série de trois romans policiers, soit près de 3000 pages.

Le premier s'intitule "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes", le deuxième, "La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette", le troisième et dernier, "La Reine dans le palais des courants d'air".

Le succès est au rendez-vous, malgré (ou en raison de) l'absence tragique de l'auteur pour promouvoir son œuvre. L'éditeur vend 2,3 millions d'exemplaires en suédois.

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20 octobre 2017

11. Debout dans la tombe d'un autre de Ian Rankin

deb

 

Titre original:

Pitch:

Depuis que l'inspecteur Rebus a pris sa retraite, il végète et travaille comme civil à la résolution d'affaires classées non élucidées, frustré de ne plus être en première ligne.
Quand un vieux cold case sort du placard à la suite de la disparition d'une jeune femme, il ne résiste pas à la tentation, et parvient à récupérer sa place à la crim. Toujours aussi buté, dispersé et ingérable, il se met vite tout le monde à dos, notamment Malcolm Fox, du service des Plaintes, convaincu que Rebus est pourri jusqu'à l'os. Mais rien n’arrête l'inspecteur, déterminé à trouver la vérité sur une série de disparitions n’ayant apparemment aucun lien entre elles. Personne n'a envie de s'occuper de cette affaire. Raison de plus de s'y frotter, quitte à mettre sa vie et la carrière de ses collègues dans la ligne de mire.

Avis:

Rebus est revenu. Rebus a vu. Rebus a vaincu ! Mais à quel prix !

Superbe retour aux affaires pour notre jeune retraité qui refuse de rendre les armes. Il renifle lui-même une affaire complexe et lorsque ses supérieurs lui embrayent le pas, au vu des faits, ils ne le renvoient dans sa chaumière mais bel et bien sur une sorte de bancs de touche. Mais c'est pourtant lui, et son instinct légendaire, qui résoudra le tout !

600 pages de pur bonheur. Où l'on retrouve notre inspecteur fétiche avec ses sempiternels irrespects de la voie légale et toujours embourbé dans une relation hasardeuse avec sa fille (quoique on voit une petite lueur) Et que dire de ses rencards avec Big Rafferty (truand rangé des voitures) à qui il a sauvé la vie lors de leur dernière confrontation (un massage cardiaque épique) C’est donc toujours aussi mal vu par sa hiérarchise que l’inspecteur composera avec l’aide d’une Siobhan (montée en gallon) toujours pris le cul entre deux chaises. Cela se lit comme du petit lait malgré les sombres vois qu'emprunte une enquête qui court après un tueur maladif ayant choisi grand axe routier comme lieu de méfaits.

Rebus et revenu et il nous a convaincu !

Ps : J'ai trouvé totalement anecdotique la rencontre des deux héros de Rankin. A savoir Rebus et son dernier né Malcom Fox de la police des polices. Son aura "destructrice" n'aura que peu d'envergure dans le roman où Rebus se la joue pratiquement en roue libre !

Note : 19/20

 

Ber

 

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11 septembre 2017

14. Mr Paradise d' Elmore Leonard

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Publié en 20014, 320 pages

Pitch:

Drôle d'avocat que ce Mr Paradise, de son vrai nom Tony Paradiso. À son âge, il n'exerce plus et jouit d'une fortune considérable qui lui permet de s'offrir de petits plaisirs dispendieux, telles ces jeunes personnes que lui ramène Montez Taylor, son homme de confiance. Montez est un ancien « client ». Mr Paradiso l'a jadis tiré d'un mauvais pas.
À présent, le très cool Montez s’occupe de recruter les jeunes femmes qui viennent le temps d'une soirée exécuter un numéro de majorettes de chaque côté de l'écran géant sur lequel l'ex-avocat regarde les matchs de l’Université du Michigan, son équipe de football préférée. Pas de quoi fouetter un chat, non. Mais de quoi tuer un homme. Car un soir, alors que Chloé - une habituée des soirées de Mr Paradise - arrive avec son amie Kelly, les choses tournent mal. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Mr Paradise et l’une des deux filles ont été abattus. Deux balles chacun. Quand l'inspecteur Frank Delsa débarque sur les lieux, il ne croit guère à l'hypothèse d'un cambriolage avorté que Montez, toujours aussi cool, essaie de lui vendre. Il comprend que les cartes sont brouillées et les dés pipés. Il est encore loin de soupçonner à quel point...

Avis:

La première partie tient toute ses promesses : du Leonard pur jus ! Un meurtre crapuleux, un malfrat qui tente de rouler un détective et au milieu, une jolie fille qui drague le policier tout en ne renonçant jamais sur les monts et merveille que lui promet le malfrat.

Cela fonctionne du tonnerre avec des dialogues toujours aussi finement ciselés et une ambiance au couteau ou chacun veut embrouiller l'autre.

Malheureusement, sur le dernière ligne droite, l'intrigue se complique. Cela devient fouillis et le lecteur abdique…

Dommage.


Note : 10,5/20

Ber

 

Note : 10,5/20

Ber

 

 

 

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06 septembre 2017

5. Jaune Caravage de Gilda Piersanti

jaune

 

Publié en 2008, 253

Pitch:

Rome, 2006. La Nuit Blanche fait place à l'aurore. Les bruits de la fête se sont évanouis. Pour Eva aussi, la fête est finie : sur les bords du Tibre gît l'adolescente, fauchée au printemps de sa vie, un matin d'automne romain...

Arrachée au plus bel âge de la vie, vraiment ? Mariella De Luca en doute fort : au fur et à mesure de son enquête, l'inspecteur principal prend conscience des errements d'une génération déboussolée.

Avis:

Dernier volet des saisons meurtrières de Gilda Piersanti avec une enquête somme toute classique et qui ne restera pas dans les annales selon moi. Avec cette sombre histoire de meurtre qui reste dans un microcosme très restreint, l'auteure fait le job mais sans passionner. Elle prendra la peine de lever le voile sur un pan du secret autour de la disparition du fils du commissaire de l’héroïne. Ces éclaircissements viendront à Mariella sans qu'elle ne doive bouger le petit doigt. Un comble pour cette enquêtrice hors pair.

On reste donc un peu sur sa fin pour ce grand final mais l'on sait que Piersant a entamé une nouvelle salve d'aventures de notre inspectrice préférée...

Note : 13/20

Ber

 

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18 août 2017

3. The Blonde de Duane Swieczynski

 

blonde

Publié en

 

Pitch:

Un soir au bar d'un aéroport, Jack Eisley discute avec une jolie blonde, bien innocemment... Enfin, jusqu'au moment où elle lui glisse : " j'ai mis du poison dans votre verre. " Jack la catalogue parmi les folles et s'en va. Une heure plus tard, conformément aux promesses de la blonde, il commence à se sentir mal. Il n'a plus le choix, il doit la retrouver ! Avec dans la tête cette angoissante question : mais enfin, qu'est-ce qu'elle me veut, celle-là ? Pendant ce temps, Kowalski, mystérieux agent secret un rien bizarre, est chargé de subtiliser à titre " d'échantillon " la tête d'un professeur récemment décédé, ce qui ne va pas sans difficultés logistiques - d'autant que la chance n'est pas de son côté. A la croisée des destins de jack et de Kowalski, une sombre machination scientificopolicière aussi délirante que futuriste.

Avis:

Difficile à cerner ce polar. Il commence assez classiquement avec un anti-héros qui rencontre la mauvaise personne (la blonde) en étant au mauvais endroit (il se rendait chez un avocat pour conclure son divorce) et bien sûr, au mauvais moment ! Et là, le lecteur est plongé dans un délire entre polar et technologie haut de gamme (il faut bien avouer qu'on a dû mal à y croire à cette nanotechnologie létale).

Et voilà ce pauvre quidam embarqué dans un compte à rebours mortel qui va le faire passer par tous les états. On retiendra son passage dans un sombre tripot où l'on pratique la masturbation simultanée ! Sigh !

Le côté échevelé de l'aventure nous perd par moment et on n'est pas vraiment pendu à l'avancée de l'intrigue sans pour autant ressentir de l'ennui.

Tout juste dans la moyenne quoi…

Note :

11,5/20

Ber 

 

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4. Bleu Catacombes de Gilda Piersanti

bleu

 

Publié en 2007, 256 pages

Pitch:

Août 2003. En pleine canicule, les Romains se pressent dans les catacombes de la Ville éternelle, en quête d'un peu de fraîcheur. Et leur découverte a en effet de quoi glacer les sangs : plusieurs têtes coupées, notamment celle d'un cinéaste de renom. Alors que les décapitations se succèdent et que son idylle avec Paolo, jeune archéologue, s'épanouit, l'inspecteur principal Mariella De Luca essaie de garder la tête froide. L'affaire prenant, de jour en jour, les allures d'une gigantesque tragédie antique, elle va tenter de trouver le lien entre les victimes et le célèbre mythe de Judith, héroïne de la Bible qui a décapité son ennemi.

Avis:

Fort emballé par le tome précédent, j'avoue être un peu moins conquis ici. Mais tout est relatif quand même. Ce polar-ci a quand même de bons éléments à faire valoir : des décapitation en pagaille sur fond de catacombes insondables, une enquétrice qui patauge à cause de considérations personnelles (transie d'amour pour son jules et diminuée physiquement par une maladie de Ménière invalidante) et une intrigue qui trouve son origine dans un ancien acte abjecte commis par un illustre artiste.

Non, la légère désillusion se situe peut être dans un côté moins rock'n roll de l'enquêtrice (car indubitablement casée) et à l'absence d'avancée sur les origines de la disparition du fils du Commissaire.

Sinon, le bouquin se lit sans baisse de régime et la vengeance qui sera mise à jour sera à la hauteur des souffrances engendrées par le passé...

Note:  16/20

Ber

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08 juin 2017

3. Vert Palatino de Gilda Piersanti

vert

Publié en 2005 , 281 pages

Pitch:

Printemps 2001. Sous une pluie torrentielle, le cœur de Rome bat au rythme de la Coupe d'Italie qui divise les supporters enfiévrés. Une effervescence partagée par les services de police mais pour d'autres raisons : un membre d'un réseau pédophile vient d'être assassiné, et la petite Sara est portée disparue. Suivant son instinct en dépit de sa hiérarchie, l'inspecteur Mariella De Luca recoupe les indices dont elle dispose. Tout semble la ramener à Corviale, immense bâtiment situé à la périphérie de la cité et à la colline du Palatino, théâtre de fouilles archéologiques pas comme les autres...

Avis:

Après Rouge abattoir, Gilda Piersanti signe avec ce printemps romain le deuxième épisode de ses saisons meurtrières.

Le verbatim annonce « Un polar sur fond de grisaille architecturale, de football et de passion amoureuse » C’est assez bien résumé je trouve. En un peu plus de 200 pages, l’écrivaine nous plonge dans une sordide affaire aux multiples rebondissements. Partant d’une disparition d’enfant, l’enquête de De Luca va bifurquer vers un réseau pédophile qui n’aura finalement aucun lien avec la défunte Sarah, retrouvée quelques jours après sa disparition, sur un site archéologique.

Non, le final trouvera sa résolution dans quelque chose d’aussi sordide, se situant quelque part entre une vengeance domestique et une attitude maternelle déraisonnable.

Et là, l’inspecteur De Luca de tenter de surnager dans un flot émotionnel incommensurable. Car entre la perte de son stagiaire attitré et le fait d’être épris d’un ténébreux bellâtre (elle qui ne jure que sur les coups d’un soir anonyme ), l’enquêtrice va totalement perdre pied jusqu’à ce que la résolution de l’affaire ne s’offre littéralement à elle.

Des séquelles indélébiles, beaucoup de personnages en garderont au sortir de cette histoire. Ce printemps romain de 2001 a tout du polar qui restera gravé pour la postérité dans le roman de genre…

Note : 19/20

 

Ber

 

 

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