Les lectures de l'Orme

26 mars 2017

1. Bernard Minet écrit ????? Ah non, c'est Bernard Minier l'auteur français.....

ber

 

Bernard Minier est un auteur français de roman policie, né à Bézier le 26/08/1960

Bernard Minier grandit à Montréjeau au pied des Pyrénées, puis fait des études à Tarbes et à Toulouse avant de séjourner un an en Espagne. Il vit aujourd’hui dans l'Essonne en Île-de-France

Il fait d'abord carrière dans l'administration des douanes tout en participant à des concours de nouvelles avant de franchir le pas et d'envoyer un manuscrit de roman à des éditeurs.

Il publie son premier roman, "Glacé", en 2011. Salué par la presse Glacé a très vite connu un large succès public et a été traduit ou est en cours de traduction dans une dizaine de langues, dont l’anglais. Il rencontre le même succès dans plusieurs pays européens.

Glacé met en scène le commandant Servaz, un policier de Toulouse profondément humain et lettré, confronté à une série de crimes aussi épouvantables qu’incompréhensibles dans les Pyrénées au cœur de l’hiver.

Son deuxième roman, "Le Cercle", paru en octobre 2012, renoue avec le même personnage et se situe cette fois dans le milieu d’une petite ville universitaire du Sud-Ouest.

Ses romans privilégient les atmosphères oppressantes, la violence psychologique et des personnages complexes, ainsi que "l’attention qu’il porte aux décors, naturels en particulier".

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12 mars 2017

3. Après la fin de Barbara Abel

APR

 

Publié en 2013, 386 pages

Pitch:

Une banlieue calme, aux maisons mitoyennes entourées de jardins bien entretenus.
Des voisins modèles : Tiphaine et Sylvain, couple soudé aux prises avec un ado un peu rebelle, Milo. C'est le cadre idéal dans lequel Nora, récemment divorcée, vient d'emménager avec ses deux enfants. Mais Nora ne sait pas encore que les anciens propriétaires de sa jolie maison se sont suicidés, qu'ils étaient les parents naturels de Milo, que Tiphaine vit dans une prison de mensonges et de culpabilité. Et dans l'ignorance, Nora donne sa confiance...

Avis:

Malheureusement comme au ciné, les séquelles ne trouvent pas toujours grâce aux yeux des fans de l'œuvre fondatrice. C'est vrai que l'aventure est tentante pour les auteurs d'hameçonner à nouveau leur fan avec un univers qui les a déjà conquis une fois. Mais ici, Abel fait chou blanc selon moi même si l’idée de voir le devenir des "héros" torturés du premier bouquin n'est pas mauvaise en soi.

D'ailleurs l'on est assez vite happé dans la psyché de ces personnages au lourd passif. Cela coince assez vite lorsqu’une coïncidence un peu trop grossière va faire resurgir le passé (l'ex-mari de la nouvelle voisine n'est autre que l'avocat qui a un petit peu tâté de l'affaire du précédent livre). On tique déjà un peu. Puis quand on sent arriver les grosses ficelles avant la page 200 (une histoire d’adultère entre voisin), on abandonne le truc tout bonnement.

Un coup dans l’eau !

Note : 07,5/20

Ber

 

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09 mars 2017

8. Les Nuits de Reykjavik de Arnaldur Indridason

les nuits

 

Titre original: Reykjavíkurnætur (2012), 352 pages

Pitch:

Le corps du sans-abri flottait près du pipeline où il avait trouvé refuge. Triste fin pour un alcoolique ? Affaire bouclée ou presque... Un jeune policier, intuitif et obstiné, juge la thèse de l'accident douteuse. Dans la nuit boréale, entre foyers de clochards et planques de dealers, il sillonne Reykjavik, déterminé à résoudre ce mystère. Ce policier n'est autre qu'Erlendur.

Avis:

L'auteur dédie son dernier roman à la genèse de son héros fétiche. On le découvre ici en jeune bleu à la police mais on appréhende déjà les facettes qu'on lui connait déjà : une persévérance accrue, un sens du détail hors norme, une vie amoureuse chaotique et, déjà, une fixette pathologique sur les disparitions d’anonymes.

Derrière les atours d'une enquête somme toute banale va se construire, devant nos yeux, un récit solide et poignant sur les laissées-pour-compte d'une société qui fonce droit devant sans réfléchir. Et Elendur est là pour mettre une dose de slow motion, souvent en dehors de ses heures de boulots, afin de mettre à nu certains travers sociétaux.

Du bien bel ouvrage.

Note: 16,5/20

Ber

 

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07 février 2017

2. Gravesend de William Boyle

gra

 

Publié en 2013, pages

Pitch:

Gravesend, un quartier de Brooklyn pauvre peuplé de Russes et d'Italiens. Il ya 16 ans, Duncan, le frère aîné de Conway, a été renversé par une voiture alors qu'il tentait d'échapper à un gang de jeunes animés par la haine homophobe. Aujourd'hui, le chef du gang est en prison, mais il va bientôt sortir. Conway l'attend de pied ferme pour se venger. Mais sa vengeance va tourner court et Alessandra, son amour de jeunesse, va réapparaître dans le quartier... Désir, fantasme, désespérance et noirceur sont les maîtres mots de ce roman à la profonde humanité.

Avis:

Plus noir que ça, tu meurs ! On ne les envie pas les personnages de cette bourgade de Brooklyn où tout respire la désespérance. Comme pour Conway, jeune homme paumé, qui fomente la vengeance de la mort de son frère. Sa proie : un délinquant notoire fraichement sorti de taule exhalant aussi la désillusion. Une désillusion telle qu'il voit arriver cette mort annoncée comme une offrande. Et le reste du tableau n'est pas moins folichon.

On vit le retour dans le quartier d'une actrice (ratée) revenant d’Hollywood et qui retrouve son patelin comme elle l'a quitté. Au menu : un papa en suspension et une meilleure amie trentenaire qui joue à l'adolescente en cohabitant toujours avec maman. Et au rayon « ado à problème », l'on suit le destin d’Eugene, un jeune bon à rien qui veut suivre les traces d'un oncle truand. Résultat : renvoi de l'école, vol à l'étalage et autre joyeuseté. Et quand le gamin se prend des envies d'aller racketter le mafieux du coin, on atteindra les prémices de l'épilogue du livre. Epilogue que l’on devine comme une sorte d’anéantissement du petit microcosme présenté par l’auteur

Tout cela a de quoi être déprimant. Pourtant, on ne lâche jamais l’affaire et pour notre plus grand bonheur. Car le final est de toute beauté dans une sorte de poésie macabre suite au déroulement des ultimes événements. Tout le monde va peu ou prou se télescoper, donnant lieu à quelques grands moments de littérature noire. Comme cette superbe scène où Eugene, en voiture, court à sa perte sous les regards fantomatiques de centaines de cerfs enfouis dans les bois. Même si l’on ne sait pas si cela ne se passe que dans sa tête, le final est assez vertigineux et le happy end jamais à l’ordre du jour.

Auteur à suivre.

Note : 16,5/20.

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31 décembre 2016

1. William Boyle

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William Boyle a grandi dans le quartier de Gravesend au sud de Brooklyn.

Il travaille à temps partiel dans un magasin de disques, The End of All Music, à Oxford, Mississippi.

"Gravesend" (2013) est son premier roman

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11 novembre 2016

2. La Patrouille de l'aube de Don Winslow

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Titre original:The Dawn patrol(2008), 480 pages

Pitch:

Boone Daniels ne pense qu'au surf. Avec sa « patrouille » - quatre garçons et une fille qui les vaut tous -, il affronte les vagues tous les matins. Pour assurer son quotidien, il est détective privé. Boone a l'air cool, comme ça, mais un drame le ronge : quand il était flic, la petite Rain a disparu, et elle n'a jamais été retrouvée. La défenestration d'une strip-teaseuse lui donne l'occasion de se racheter : chargé de l'enquête, il met au jour l'exploitation de très jeunes clandestines mexicaines dans les champs de fraises de l'arrière-pays. Et cela juste au moment où l'on annonce la plus grosse houle jamais vue sur la plage de San Diego... un vrai rêve de surfeur…

Avis:

Don Winslow a un art certain pour dépeindre un milieu "cool" (le monde des surfeurs) tout en y intégrant, presque en harmonie, une enquête de détective privé. On frise même le sans faute dans la caractérisation des personnages.

Malheureusement, ces début en fanfare n'arriveront pas, selon moi, à masquer une intrigue qui ronronne dans le ventre mou du bouquin

Jusqu'à même voir venir poindre l'ennui lorsqu'on embraie sur la dernière partie.

Dommage. Mais il est indéniable que nos trajectoires, à moi et au sieur Winslow, vont à nouveau se télescoper. Certainement sur un de ses projets un peu moins mineurs. Comme La Griffe du chien par exemple….

Note:  12,5/20

Ber

 

 

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17. Red Fury de George Pelecanos

red

 

Titre original:

Pitch:

Washington D.C., 1972. Derek Strange, ancien flic devenu privé, est sollicité par une jeune femme pour retrouver une bague. Cette affaire, c’est le terrain de chasse de Frank Vaughn, un ancien collègue resté policier : la bague a en effet été volée par un petit junkie abattu à son domicile à bout portant. Les deux hommes commencent alors à traquer au coude à coude une espèce de tueur fou, un certain « Red Fury », ainsi surnommé en raison de son look et du modèle de décapotable rouge –une  Plymouth Fury – que conduit sa compagne, tenancière de bordel. Vite confrontés à une escalade de violence, Strange et Vaughn comprennent qu'il va leur falloir agir à leur façon s'ils veulent arrêter le couple infernal.

Avis:

Voici la preuve qu'une bonne recette ne fait pas tout le temps un bon plat. Parce que déguster un nouveau Pelacanos (qui déçoit très rarement) telle une madeleine qui nous replongerait dans le passé d'un personnage que l'on a déjà chéri ne pouvait qu’enthousiasmer l'aficionado de l'écrivain que je suis.

Malheureusement la mayonnaise neprend pas. Pourtant, les personnages avaient du "cachet" au vu du synopsis mais allez savoir pourquoi le récit ne passionne jamais. Pire, le désintérêt nous gagne et cela, bien avant la fin du livre.

Coup de mou artistique ou bien un lecteur en mode « ultra-blasé » ? La question est posée…

Note : 09/20

Ber

 

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06 novembre 2016

1. Don Winslow

don

 

Don Winslow a fait des études d'histoire puis a exercé plusieurs métiers : comédien, metteur en scène, détective privé et guide de safari.

Il est l’auteur célèbre de nombreux romans, traduits au moins en seize langues, dont plusieurs ont été adaptés à Hollywood. Michael Connelly a dit de lui: "Il me fait penser à Elmore Leonard."

Après avoir vécu dans le Nebraska et à Londres, Don Winslow s’est établi à San Diego, paradis du surf et théâtre de son thriller "The Dawn Patrol" (Éditions du Masque).

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20 octobre 2016

3. Seul les innocents n'ont pas d'alibi de G. Faletti

gio

 

Titre original:

Pitch:

Francesco Marcona, alias Bravo, n'est pas à proprement parler un enfant de chœur. Au volant de sa vieille Austin Mini, ce voyou ambitieux au physique de jeune premier écume chaque nuit en loup solitaire tout ce que le Milan de la fin des années 1970 compte de lieux interlopes, autant pour y prendre du bon temps que pour y faire prospérer ses affaires. Son créneau ? Le commerce des femmes. " Proxénète haut de gamme " à l'impressionnant carnet d'adresses, Bravo se propose de gérer au mieux les intérêts de ses protégées, de jeunes beautés avides d'argent, en les mettant en relation avec des hommes riches en quête d'aventures sexuelles.
D'aventures sexuelles, Bravo, lui, n'a guère le loisir d'en avoir. Et quand bien même il le souhaiterait, il ne le pourrait pas. Car Bravo a un signe – très – particulier : il n'a pas de sexe. Ou, plus précisément, il n'a plus de sexe depuis que, quelques années plus tôt, il a été châtié au couteau, ses attributs virils sacrifiés sur l'autel de mystérieuses représailles... Mais l'abstinence sexuelle, qu'elle soit volontaire ou contrainte, n'empêche pas les sentiments. Aussi, lorsque le hasard place sur sa route Carla, prête à vendre ses charmes pour s'offrir une vie meilleure, Bravo tombe-t-il aussitôt éperdument amoureux. Un coup de foudre, bientôt suivi de coups de feu, qui pourraient bien lui faire perdre ce qui lui reste de peau.

Avis:

 

Cela débute comme un récit "à la cool" de petites frappes milanaises qui croient tenir leur ville au creux de la main. Mais à ceci près que le héros à un lourd passif (émasculé par la mafia à la fleur de l'âge) et que le contexte est particulier (1978 n'est pas seulement l’anniversaire de ma naissance mais est également l'année du rapt d'Aldo Moro par les brigades rouges).

On navigue donc dans une Italie de tous les dangers où sur nage un certain Bravo qui use de son charme pour avoir le monde à ses pieds grâce à un cheptel mirifique de belles escort-girl. Tout son petit monde va s'écouler quad il se retrouvera au cœur d'une machination organisée par le contre pouvoir politique pour faire tomber quelques magistrats.

La seconde partie du récit se veut plus grave avec un héros obligé se se cloîtrer car recherché par toutes les polices.

Le roman y gagne en dramaturgie et le suspense sera maintenu jusqu'au dernière pages où l'on suivra le devenir de Bravo, dix ans après les faits.

Un très bon polar en forme de récit -somme d'une certaine époque.

Note : 16/20

Ber

 

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31 août 2016

13. Hitler's day d'Elmore Leonard

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Titre original : Up in Honey's Room (2007), 328 pages

Pitch:

En pleine Seconde Guerre mondiale, Walter Schoen, boucher à Detroit et nazillon à ses heures, pense qu'il est le jumeau d'Himmler et voué à une destinée grandiose. Le marshal Carl Webster, lancé à la poursuite d'un (vrai) officier nazi évadé, est persuadé que Walter le planque et que la jolie Honey pourrait l'aider à le débusquer. Mais Honey, très libérée, semble surtout intéressée par les beaux marshals. Après avoir chassé le truand du Middle West dans Le Kid de l'Oklahoma, Carl Webster se mesure à l'ennemi nazi tout en luttant pour rester fidèle à sa femme.

Avis:

Cet aventure de Webster supplante selon moi son prédécesseur. Dans un contexte plus historique (la fin du règne d'Hitler), l'auteur nous pond un "livre de gangster" pur jus avec pourtant des personnages un peu atypique de son univers. Et cela fonctionne! Du tonnere même! Qi'ils soient nazi haut gradés, ex-espion balte ou bien nazillon sans véritable fait d'arme, les personnages tentent tous de se manupuler les uns les autres. Sans omettre, en passant,  de penser à berner notre populaire Marshall. Il ne faut pas plus que quelques lieux communs (une ferme/abattoir, un centre commercial et un appartement cosy) pour que la tension psychologique monte crescendo. Ajoutez à cela deux personnages secondaires endaiblés (une jolie fille un poil nympho et un majordome en pleine confusion des genres) et imaginez le cocktail explosif que cela peut engendrer dans les mains d'un Leonard inspiré!

Du très très bel ouvrage!

Note:  18,5/20

Ber

 

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