Les lectures de l'Orme

08 juin 2017

3. Vert Palatino de Gilda Piersanti

vert

Publié en 2005 , 281 pages

Pitch:

Printemps 2001. Sous une pluie torrentielle, le cœur de Rome bat au rythme de la Coupe d'Italie qui divise les supporters enfiévrés. Une effervescence partagée par les services de police mais pour d'autres raisons : un membre d'un réseau pédophile vient d'être assassiné, et la petite Sara est portée disparue. Suivant son instinct en dépit de sa hiérarchie, l'inspecteur Mariella De Luca recoupe les indices dont elle dispose. Tout semble la ramener à Corviale, immense bâtiment situé à la périphérie de la cité et à la colline du Palatino, théâtre de fouilles archéologiques pas comme les autres...

Avis:

Après Rouge abattoir, Gilda Piersanti signe avec ce printemps romain le deuxième épisode de ses saisons meurtrières.

Le verbatim annonce « Un polar sur fond de grisaille architecturale, de football et de passion amoureuse » C’est assez bien résumé je trouve. En un peu plus de 200 pages, l’écrivaine nous plonge dans une sordide affaire aux multiples rebondissements. Partant d’une disparition d’enfant, l’enquête de De Luca va bifurquer vers un réseau pédophile qui n’aura finalement aucun lien avec la défunte Sarah, retrouvée quelques jours après sa disparition, sur un site archéologique.

Non, le final trouvera sa résolution dans quelque chose d’aussi sordide, se situant quelque part entre une vengeance domestique et une attitude maternelle déraisonnable.

Et là, l’inspecteur De Luca de tenter de surnager dans un flot émotionnel incommensurable. Car entre la perte de son stagiaire attitré et le fait d’être épris d’un ténébreux bellâtre (elle qui ne jure que sur les coups d’un soir anonyme ), l’enquêtrice va totalement perdre pied jusqu’à ce que la résolution de l’affaire ne s’offre littéralement à elle.

Des séquelles indélébiles, beaucoup de personnages en garderont au sortir de cette histoire. Ce printemps romain de 2001 a tout du polar qui restera gravé pour la postérité dans le roman de genre…

Note : 19/20

 

Ber

 

 

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21 mai 2017

2. Glacé de Bernard Minier

gla

 

Publié en

 

Pitch:

Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d'une journée glaciale de décembre, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d'un cheval, accroché à la falaise.
Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l'enquête la plus étrange de toute sa carrière.

Avis:

On entre assez vite dans le livre avec son décorum particulier (l'asile niché dans les gorges d'une montagne glacée) et les mystères qui vont vite entourer une succession de meurtre.

Toute la trame "traque policière" ne souffre que de très peu de temps mort tandis que toute la partie découverte de l'asile par les yeux d'une psychologue fraichement engagée laisse un peu perplexe. Bien entendu, on sent venir que ladite psy va découvrir des secrets qui éclairciront in fine le commissaire mais la tension qui devrait régner dans ses pérégrinations n'ont que très peu trouvé d'écho dans ma lecture.

Non le véritable tour de force réside dans le héros du livre. Ce Servaz a tout du personnage captivant avec une abnégation hors norme et un côté torturé assez élevé. D'ailleurs l'auteur nous alpague, au détour d'une scène anodine, en nous plongeant dans le gros trauma de son commissaire qui découvrait, enfant, ses parents trucidés par un quidam. Quel choc mes aïeux !

L’enquête mettra à jour les noirs agissements d’un groupe de notables. Ces derniers ont perpétré des sévices sexuels à des ados qui ont fréquenté un camp de vacance aujourd’hui décrépi.

Même si tout demeure assez passionnant dans le cheminement de l’enquête, il faut aussi avouer quelques scories. Comme cette métaphore trop appuyée d’un conte de fée faisandé (les coupables-victime avec des patronyme d’auteur de conte ou encore le château, théâtre de l’ultime scène du livre). Ou encore la taille de la brique que l’on tient entre les mains : un pavé de plus de 700 pages qui finit par essouffler le lecteur, un peu éreinté à la longue.

Voilà donc pour le constat qui alterne le chaud et (un peu) le froid même si ce que l’on retient c’est que la France vient de trouver une nouvelle plume dans le roman de genre !

Note : 15/20

Ber

 

 

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26 mars 2017

1. Bernard Minet écrit ????? Ah non, c'est Bernard Minier l'auteur français.....

ber

 

Bernard Minier est un auteur français de roman policie, né à Bézier le 26/08/1960

Bernard Minier grandit à Montréjeau au pied des Pyrénées, puis fait des études à Tarbes et à Toulouse avant de séjourner un an en Espagne. Il vit aujourd’hui dans l'Essonne en Île-de-France

Il fait d'abord carrière dans l'administration des douanes tout en participant à des concours de nouvelles avant de franchir le pas et d'envoyer un manuscrit de roman à des éditeurs.

Il publie son premier roman, "Glacé", en 2011. Salué par la presse Glacé a très vite connu un large succès public et a été traduit ou est en cours de traduction dans une dizaine de langues, dont l’anglais. Il rencontre le même succès dans plusieurs pays européens.

Glacé met en scène le commandant Servaz, un policier de Toulouse profondément humain et lettré, confronté à une série de crimes aussi épouvantables qu’incompréhensibles dans les Pyrénées au cœur de l’hiver.

Son deuxième roman, "Le Cercle", paru en octobre 2012, renoue avec le même personnage et se situe cette fois dans le milieu d’une petite ville universitaire du Sud-Ouest.

Ses romans privilégient les atmosphères oppressantes, la violence psychologique et des personnages complexes, ainsi que "l’attention qu’il porte aux décors, naturels en particulier".

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12 mars 2017

3. Après la fin de Barbara Abel

APR

 

Publié en 2013, 386 pages

Pitch:

Une banlieue calme, aux maisons mitoyennes entourées de jardins bien entretenus.
Des voisins modèles : Tiphaine et Sylvain, couple soudé aux prises avec un ado un peu rebelle, Milo. C'est le cadre idéal dans lequel Nora, récemment divorcée, vient d'emménager avec ses deux enfants. Mais Nora ne sait pas encore que les anciens propriétaires de sa jolie maison se sont suicidés, qu'ils étaient les parents naturels de Milo, que Tiphaine vit dans une prison de mensonges et de culpabilité. Et dans l'ignorance, Nora donne sa confiance...

Avis:

Malheureusement comme au ciné, les séquelles ne trouvent pas toujours grâce aux yeux des fans de l'œuvre fondatrice. C'est vrai que l'aventure est tentante pour les auteurs d'hameçonner à nouveau leur fan avec un univers qui les a déjà conquis une fois. Mais ici, Abel fait chou blanc selon moi même si l’idée de voir le devenir des "héros" torturés du premier bouquin n'est pas mauvaise en soi.

D'ailleurs l'on est assez vite happé dans la psyché de ces personnages au lourd passif. Cela coince assez vite lorsqu’une coïncidence un peu trop grossière va faire resurgir le passé (l'ex-mari de la nouvelle voisine n'est autre que l'avocat qui a un petit peu tâté de l'affaire du précédent livre). On tique déjà un peu. Puis quand on sent arriver les grosses ficelles avant la page 200 (une histoire d’adultère entre voisin), on abandonne le truc tout bonnement.

Un coup dans l’eau !

Note : 07,5/20

Ber

 

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09 mars 2017

8. Les Nuits de Reykjavik de Arnaldur Indridason

les nuits

 

Titre original: Reykjavíkurnætur (2012), 352 pages

Pitch:

Le corps du sans-abri flottait près du pipeline où il avait trouvé refuge. Triste fin pour un alcoolique ? Affaire bouclée ou presque... Un jeune policier, intuitif et obstiné, juge la thèse de l'accident douteuse. Dans la nuit boréale, entre foyers de clochards et planques de dealers, il sillonne Reykjavik, déterminé à résoudre ce mystère. Ce policier n'est autre qu'Erlendur.

Avis:

L'auteur dédie son dernier roman à la genèse de son héros fétiche. On le découvre ici en jeune bleu à la police mais on appréhende déjà les facettes qu'on lui connait déjà : une persévérance accrue, un sens du détail hors norme, une vie amoureuse chaotique et, déjà, une fixette pathologique sur les disparitions d’anonymes.

Derrière les atours d'une enquête somme toute banale va se construire, devant nos yeux, un récit solide et poignant sur les laissées-pour-compte d'une société qui fonce droit devant sans réfléchir. Et Elendur est là pour mettre une dose de slow motion, souvent en dehors de ses heures de boulots, afin de mettre à nu certains travers sociétaux.

Du bien bel ouvrage.

Note: 16,5/20

Ber

 

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07 février 2017

2. Gravesend de William Boyle

gra

 

Publié en 2013, pages

Pitch:

Gravesend, un quartier de Brooklyn pauvre peuplé de Russes et d'Italiens. Il ya 16 ans, Duncan, le frère aîné de Conway, a été renversé par une voiture alors qu'il tentait d'échapper à un gang de jeunes animés par la haine homophobe. Aujourd'hui, le chef du gang est en prison, mais il va bientôt sortir. Conway l'attend de pied ferme pour se venger. Mais sa vengeance va tourner court et Alessandra, son amour de jeunesse, va réapparaître dans le quartier... Désir, fantasme, désespérance et noirceur sont les maîtres mots de ce roman à la profonde humanité.

Avis:

Plus noir que ça, tu meurs ! On ne les envie pas les personnages de cette bourgade de Brooklyn où tout respire la désespérance. Comme pour Conway, jeune homme paumé, qui fomente la vengeance de la mort de son frère. Sa proie : un délinquant notoire fraichement sorti de taule exhalant aussi la désillusion. Une désillusion telle qu'il voit arriver cette mort annoncée comme une offrande. Et le reste du tableau n'est pas moins folichon.

On vit le retour dans le quartier d'une actrice (ratée) revenant d’Hollywood et qui retrouve son patelin comme elle l'a quitté. Au menu : un papa en suspension et une meilleure amie trentenaire qui joue à l'adolescente en cohabitant toujours avec maman. Et au rayon « ado à problème », l'on suit le destin d’Eugene, un jeune bon à rien qui veut suivre les traces d'un oncle truand. Résultat : renvoi de l'école, vol à l'étalage et autre joyeuseté. Et quand le gamin se prend des envies d'aller racketter le mafieux du coin, on atteindra les prémices de l'épilogue du livre. Epilogue que l’on devine comme une sorte d’anéantissement du petit microcosme présenté par l’auteur

Tout cela a de quoi être déprimant. Pourtant, on ne lâche jamais l’affaire et pour notre plus grand bonheur. Car le final est de toute beauté dans une sorte de poésie macabre suite au déroulement des ultimes événements. Tout le monde va peu ou prou se télescoper, donnant lieu à quelques grands moments de littérature noire. Comme cette superbe scène où Eugene, en voiture, court à sa perte sous les regards fantomatiques de centaines de cerfs enfouis dans les bois. Même si l’on ne sait pas si cela ne se passe que dans sa tête, le final est assez vertigineux et le happy end jamais à l’ordre du jour.

Auteur à suivre.

Note : 16,5/20.

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31 décembre 2016

1. William Boyle

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William Boyle a grandi dans le quartier de Gravesend au sud de Brooklyn.

Il travaille à temps partiel dans un magasin de disques, The End of All Music, à Oxford, Mississippi.

"Gravesend" (2013) est son premier roman

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11 novembre 2016

2. La Patrouille de l'aube de Don Winslow

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Titre original:The Dawn patrol(2008), 480 pages

Pitch:

Boone Daniels ne pense qu'au surf. Avec sa « patrouille » - quatre garçons et une fille qui les vaut tous -, il affronte les vagues tous les matins. Pour assurer son quotidien, il est détective privé. Boone a l'air cool, comme ça, mais un drame le ronge : quand il était flic, la petite Rain a disparu, et elle n'a jamais été retrouvée. La défenestration d'une strip-teaseuse lui donne l'occasion de se racheter : chargé de l'enquête, il met au jour l'exploitation de très jeunes clandestines mexicaines dans les champs de fraises de l'arrière-pays. Et cela juste au moment où l'on annonce la plus grosse houle jamais vue sur la plage de San Diego... un vrai rêve de surfeur…

Avis:

Don Winslow a un art certain pour dépeindre un milieu "cool" (le monde des surfeurs) tout en y intégrant, presque en harmonie, une enquête de détective privé. On frise même le sans faute dans la caractérisation des personnages.

Malheureusement, ces début en fanfare n'arriveront pas, selon moi, à masquer une intrigue qui ronronne dans le ventre mou du bouquin

Jusqu'à même voir venir poindre l'ennui lorsqu'on embraie sur la dernière partie.

Dommage. Mais il est indéniable que nos trajectoires, à moi et au sieur Winslow, vont à nouveau se télescoper. Certainement sur un de ses projets un peu moins mineurs. Comme La Griffe du chien par exemple….

Note:  12,5/20

Ber

 

 

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17. Red Fury de George Pelecanos

red

 

Titre original:

Pitch:

Washington D.C., 1972. Derek Strange, ancien flic devenu privé, est sollicité par une jeune femme pour retrouver une bague. Cette affaire, c’est le terrain de chasse de Frank Vaughn, un ancien collègue resté policier : la bague a en effet été volée par un petit junkie abattu à son domicile à bout portant. Les deux hommes commencent alors à traquer au coude à coude une espèce de tueur fou, un certain « Red Fury », ainsi surnommé en raison de son look et du modèle de décapotable rouge –une  Plymouth Fury – que conduit sa compagne, tenancière de bordel. Vite confrontés à une escalade de violence, Strange et Vaughn comprennent qu'il va leur falloir agir à leur façon s'ils veulent arrêter le couple infernal.

Avis:

Voici la preuve qu'une bonne recette ne fait pas tout le temps un bon plat. Parce que déguster un nouveau Pelacanos (qui déçoit très rarement) telle une madeleine qui nous replongerait dans le passé d'un personnage que l'on a déjà chéri ne pouvait qu’enthousiasmer l'aficionado de l'écrivain que je suis.

Malheureusement la mayonnaise neprend pas. Pourtant, les personnages avaient du "cachet" au vu du synopsis mais allez savoir pourquoi le récit ne passionne jamais. Pire, le désintérêt nous gagne et cela, bien avant la fin du livre.

Coup de mou artistique ou bien un lecteur en mode « ultra-blasé » ? La question est posée…

Note : 09/20

Ber

 

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06 novembre 2016

1. Don Winslow

don

 

Don Winslow a fait des études d'histoire puis a exercé plusieurs métiers : comédien, metteur en scène, détective privé et guide de safari.

Il est l’auteur célèbre de nombreux romans, traduits au moins en seize langues, dont plusieurs ont été adaptés à Hollywood. Michael Connelly a dit de lui: "Il me fait penser à Elmore Leonard."

Après avoir vécu dans le Nebraska et à Londres, Don Winslow s’est établi à San Diego, paradis du surf et théâtre de son thriller "The Dawn Patrol" (Éditions du Masque).

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