au_pire

 

Titre original : What's the worst that could happen? (1996) 406 pages

 

Pitch :

John Dortmunder s'affaire méticuleusement à dévaliser un appartement new-yorkais censé être inoccupé, lorsque le propriétaire, le célèbre milliardaire Max Fairbanks, le met en joue. À l'arrivée de la police, Max exige que Dortmunder lui donne la bague qu'il a au doigt. Contraint et forcé, Dortmunder obtempère. Embarqué dans la voiture des flics, il réussit à s'évader avant son arrivée au poste. Désormais, le voleur n'aura plus qu'une idée en tête : récupérer la bague, cadeau de sa compagne May. Furieux, vexé, humilié, il reçoit cependant le soutien de tous ses amis, qui face à sa mauvaise humeur et à sa détermination, se gardent de tout quolibet. Car il faut bien se rendre à l'évidence… Dortmunder rejoue la farce de l'arroseur arrosé. Mais rira bien qui rira le dernier. Avec quelques monte-en-l'air intéressés par l'affaire, Dortmunder suivra pas à pas les déplacements de Max dans ses différents appartements pour les vider systématiquement et récupérer, - il le faut, il le doit !- le bijou auquel il tient par-dessus tout. Il ne vaut rien, certes, mais c'est une question de principe. Si on ne peut plus cambrioler un appartement tranquillement sans se faire voler !

Avis :

 

 

Je viens de pénétrer dans l’univers d’un auteur majeur de la scène du polar américain. Et dire qu’il a fallu que le monsieur décède pour que son nom vienne titiller mes pavillons amateurs de noir.

 

 

 

 

 

 

 

Ici, il est question d’un de ses personnages récurrents, Dortmunder, qui est un cambrioleur que la baraka évite ostensiblement. Le postulat de départ est à mourir de rire. Imaginez un voleur pris au piège par sa victime qui lui dérobe sa bague porte bonheur !

 

 

 

Tout le livre est à l’image de cela. Une haute dose d’humour baignée dans un monde peuplé de petits gangsters assez professionnels et très attachants. Un peu comme si on était dans un bon Elmore Leonard sous gaz hilarant.

 

 

 

Car la bague, elle ne vaut pas un clou. Et d’ailleurs, il venait juste de la recevoir en cadeau ! Pourtant, tel le Gollum sorti de sa caverne, il va faire une fixation sur son nouveau propriétaire. Il va le traquer à travers ses déplacements de riche homme d’affaire, semant désordre et zizanie dans les lieux où les deux hommes auraient dû se retrouver. Mais le hasard en décidera toujours autrement.

 

 

 

Et c’est dans un casino que se jouera le dernier acte. Dortmunder et une cavalerie de vingt associés organiseront le casse du siècle comme diversion afin de récupérer le bien honteusement volé. Il en faut de la fierté pour en arriver là !!!!!!!

 

 

 

Tout se lit avec une fluidité rare. C’est excellent de bout en bout et le casse final n’a rien à envier à un Ocean’s eleven. On rigole très souvent et, miraculeusement, cela se terminera assez bien pour le véritable héros, le voleur donc, qui se rendra compte que quand on obtient l’objet de tous ses désirs, celui-ci retrouve à nos yeux sa véritable valeur aussi minime soit-elle...

 

 

 

Une très bonne découverte (merci à l’émission tv Mille-feuilles) et c’est tout un nouveau pan du polar américain qui s’ouvre à moi...

 

 

 

 

 

Ber

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Note : 15,5/20