arnaldur_indridason_hypothermie

 

Titre original: Harðskafi (2007) 319 pages

Pitch:

Maria est retrouvée pendue dans son chalet d’été sur les bords du lac de Thingvellir. Suicide, conclut la police. Mais le commissaire Erlendur reçoit la visite d’une amie de Maria qui récuse cette thèse et lui remet l’enregistrement d’une séance chez un médium que Maria était allée consulter pour entrer en contact, dans l’au-delà, avec sa mère. Celle-ci lui avait promis de lui envoyer un signe… Bien que sceptique face aux croyances islandaises, Erlendur, troublé par l’audition de la cassette, décide de rependre l’enquête.
Son investigation le conduira sur des voies inattendues, semées de secrets et de douleur.

Avis:

Erlendur se la joue Columbo scandinave dans cet épisode qui le voit faire étrangement cavalier seul. Et ce pour une enquête totalement clandestine dans laquelle il harcèlera, à foison, un mari éploré devant le suicide de son épouse. C’est marrant comme cet amalgame avec l’inspecteur à l’œil de verre ne m’a jamais quitté malgré le côté beaucoup moins sympathique de notre détective nordique. Clin d’œil intentionnel de l’auteur ?

Il déterrera de sombres secrets, non seulement sur le présent suicide, mais également sur le passé de la jeune moribonde. En parallèle, et plus que jamais, Erlendur plongera dans sa propre destinée (la quête éperdue du frère évaporé ou encore une entrevue avec son ex-femme fomentée par une fille de retour en grâce). Il se verra également titiller par deux disparitions irrésolues remontant à ses débuts. La résurgence du passé sera autant personnelle que professionnelle…

Tout le récit est très bien tenu et il faut bien avouer que le préambule est au dessus de la moyenne. Grâce à ses considérations sur la vie après la mort, le bouquin nous promet du mystère quasi mystique sans jamais verser dans le grand n’importe quoi (n’en déplaise à Marc Lévy !).

Le petit bémol survient quand tout finit par se goupiller. Je sais bien que le hasard inonde la vie de chacun mais je ne peux m’empêcher de sourciller lorsque la remise en lumière de la mort du père de la défunte, survenue il y a 20 ans, offrent sur un plateau d’argent un indice sur les vieux disparus d’Erlendur ! Un peu tiré par les cheveux quand même!

Encore un bon job de l’auteur qui nous vend son  Islande chérie à travers ses lacs insondables et ses températures frigorifiques. Rien de bien folichon pour le touriste lambda mais ö combien jouissifs pour les gens avides de polars à haute teneur de chair de poule !

Pas le meilleur de la série mais l’épisode demeure de très bonne facture.

 

Note : 15/20

Ber